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Le Caire confidentiel
Suède - Danemark - Allemagne | 2017| 1h50
Réalisation : Tarik Saleh
Avec : Fares Fares, Ger Duany, Slimane Dazi
Version originale (suèdois) sous-titrée en français
    .....
  • samedi 23 septembre 21:45....
  • dimanche 24 septembre 20:45....
  • lundi 25 septembre 21:45....
  • mardi 26 septembre 21:45
  • Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
    cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
    rubrique 'INFORMATIONS'
Le Caire, janvier 2011, quelques jours avant le début de la révolution.
Une jeune chanteuse est assassinée dans une chambre d’un des grands hôtels de la ville.
Noureddine, inspecteur revêche chargé de l’enquête, réalise au fil de ses investigations que les coupables pourraient bien être liés à la garde rapprochée du président Moubarak.


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« Le Caire confidentiel » : quel thriller !
par Renaud Baronian




Tarik Saleh plante le décor de son thriller en plein Printemps arabe égyptien, où se mêlent crimes, corruption et politique.

Janvier 2011, quelques jours avant le Printemps arabe en Egypte. Noredin, un capitaine de police, enquête sur l'assassinat d'une chanteuse dans une chambre d'hôtel. Très vite, il subit des pressions du pouvoir pour classer l'affaire, et comprend que ce meurtre touche de près un entrepreneur proche du président Moubarak. Mais le flic s'entête, et commence à filer une autre chanteuse mêlée à l'affaire, tandis que la révolte gronde.

On tient le Scorsese égyptien : avec « Le Caire confidentiel », Tarik Saleh réussit le film parfait, un thriller âpre et sombre tourné à la façon des meilleurs cinéastes américains. Comme eux, le réalisateur parvient à nous tenir en haleine de bout en bout grâce à un récit toujours sur le fil, plein de retournements de situation, qui dose parfaitement les scènes coups de poing et les plages oscillant entre désespoir et tendresse. Le film parvient à aborder des thèmes aussi différents que le crime, la corruption, la politique, la prostitution de luxe, la filiation, l'amour et la chanson, le tout imbriqué dans une dimension historique qui a toute son importance, puisque l'enquête de Noredin va se conclure au cours des événements de la place Tahrir. Parmi des comédiens épatants, Fares Fares campe un Noredin aussi obstiné que dépassé, et la Franco-Algérienne Hania Amar crève l'écran dans le rôle de la chanteuse Gina. Le spectateur passe par toutes les émotions, emporté comme les héros par le vent violent de l'histoire : ne ratez pas ce film immense !

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Le Parisien
“Le Caire confidentiel”: le meilleur polar de l’année est sorti cette semaine
par Serge Kaganski




A partir du meurtre d’une chanteuse, un polar labyrinthique qui investit toutes les strates de la société égyptienne. Fascinant et virtuose.

Après l’orgie de cinéma cannoise, juin est souvent un mois de fatigue rassasiée, de blues post-partum et de tension basse au niveau des sorties, entre les films cannois immédiatement dévoilés en mai et la vague à venir de fin août-septembre-octobre, sans oublier le soleil, les chaleurs, les fêtes et festivals divers. C’est dans ce contexte de lente digestion cinéphilique que déboule Le Caire confidentiel, un film qui nous saisit par sa beauté et réactive notre appétit au moment où on ne s’y attendait pas.

On ne sait pas grand-chose de son auteur, Tarik Saleh, Suédois d’origine égyptienne, qui a débuté comme street artist, puis réalisé des documentaires sur Che Guevara ou Guantánamo, un film d’animation (Metropia, avec quand même les voix de Juliette Lewis, Vincent Gallo et Stellan Skarsgard) et un polar (Tommy).

“Le Caire confidentiel” reflète un imaginaire nomade et postmoderne
Il a également signé des clips de Lykke Li dont I Follow Rivers avec Fares Fares, autre arabe du pays de Millénium et acteur principal de ce film. A ces quelques indices, on devine que Tarik Saleh est un tenant de tous les métissages géographiques, esthétiques et culturels et, de fait, Le Caire confidentiel reflète cet imaginaire nomade et postmoderne propre à toutes les hybridations et décelable dès son titre, déclinaison égyptienne d’un célèbre roman d’Ellroy porté au cinéma.
Pour autant, le film de Saleh est d’abord un film arabe par sa langue, ses comédiens, ses lieux de tournage et de fiction. Son pitch semble sortir d’un pulp d’Hammet ou de Chandler : sur fond de tensions sociales (on est en janvier 2011, à l’aube des printemps arabes), une chanteuse est assassinée dans un hôtel de luxe.

Tout est pourri au royaume des pharaons
L’inspecteur Noureddine mène l’enquête, qui le conduira dans toutes les strates de la société égyptienne, de ses bas-fonds torves à ses sommets luxueux, voyage urbain et social dont le terminus sera le constat désabusé et peu surprenant que tout est pourri au royaume des pharaons, à commencer par la tête de l’Etat.
Un film noir arabe prenant en charge un contexte politique récent et toujours d’actualité, ce serait déjà pas mal, mais là n’est peut-être pas le plus important. L’essentiel, c’est le talent et l’inspiration de Tarik Saleh pour transcender ce matériau réaliste, renouveler ses codes, en s’échappant dès qu’il le peut des clous de l’enquête de son flic pour se laisser porter par les vents d’une balade cinématographique sensualiste et sensorielle.

L’organisme vivant et proliférant qu’est une mégapole
Autant que par les turpitudes des élites égyptiennes, le réalisateur est habité par la nuit urbaine, par les lumières et néons de la ville, par le fourmillement de ses quartiers, de ses habitants, de ses strates sociales, par la rumeur sonore de l’organisme vivant et proliférant qu’est une mégapole.
Il est évident que pour Saleh, le cinéma passe au-dessus du sacro-saint scénario et doit être bien autre chose qu’une simple illustration de séquencier de dialogues et situations. La mise en son est ici exceptionnelle, entre nappes techno et mélopées arabes, radios en sourdine ou battements d’ailes de pigeons sur un toit-terrasse.

A mi-chemin entre réalisme et transfiguration fantasmatique
Dans ce chant métropolitain qui passe autant par le miroitement électrique de l’image que par les multiples variations d’intensité et de couleurs sonores, on reconnaît un cinéaste qui a tâté du clip musical et de diverses formes d’expression artistique. Et pour achever de tordre le cou du naturalisme, on apprend via le dossier de presse que ce film censé se passer au Caire a été tourné à Casablanca en raison d’une interdiction des services de sécurité égyptiens – la critique politique et artistique chez al-Sissi, c’est non.
Nous avons cru voir Le Caire, nous avons vu Casa, et pourtant, ça ne change strictement rien car nous avons quand même vu Le Caire mais rêvé et enluminé par Tarik Saleh, à mi-chemin entre réalisme et transfiguration fantasmatique, comme le L. A. de Bladerunner ou le N.Y.C. de Eyes Wide Shut.

Une synthèse entre privé hard boiled, flic melvillien et boxeur poids moyen
Notre guide dans la moiteur labyrinthique de cette “ville arabe à l’heure de la globalisation” est Noureddine, bel homme cabossé à la coiffure impeccablement gominée, incorruptible et dur à cuire, sorte de synthèse entre privé hard boiled, flic melvillien et boxeur poids moyen, excellemment joué par Fares Fares qui évoque de son côté un croisement entre John Lurie et Mathieu Kassovitz.
Le Caire confidentiel a obtenu le Grand Prix à Sundance et à Beaune, ce qui impressionne sans doute moins qu’une Palme d’or mais qui est amplement mérité : en mixant la rue arabe et les avancées esthétiques de la technosphère, Tarik Saleh a totalement revitalisé le vieux genre fourbu du film noir.

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Les Inrocks
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