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La Chute de l’Empire américain
Canada | 2018| 2h09
Réalisation : Denys Arcand
Avec : Alexandre Landry, Maripier Morin, Rémy Girard
Version originale (VO) sous-titrée en français
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  • dimanche 24 mars 13:0017:35...
  • lundi 25 mars 14:2020:45...
  • mardi 26 mars 16:1520:45
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    rubrique 'INFORMATIONS'
À 36 ans, malgré un doctorat en philosophie, Pierre-Paul Daoust est chauffeur pour une compagnie de livraison. Un jour, il est témoin d'un hold-up qui tourne mal, faisant deux morts parmi les gangsters. Il se retrouve seul avec deux énormes sacs de sport bourrés de billets. Des millions de dollars. Le pouvoir irrésistible de l’argent va bousculer ses valeurs altruistes et mettre sur sa route une escort girl envoûtante, un ex-taulard perspicace et un avocat d’affaires roublard. Après Le déclin de l’Empire Américain et les Invasions Barbares, La Chute de l’Empire Américain clôt ainsi la trilogie du réalisateur Denys Arcand.

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La Chute de l’empire américain - Il était une fois le fric
par Olivier Pélisson




Le nouvel opus de Denys Arcand est une odyssée. Une parabole sur notre époque, phagocytée par l’argent. Un travail ambitieux et réjouissant, pour un film qui mêle les humeurs et raconte cette planète de dingue.

Indécrottable portraitiste de ses contemporains, Denys Arcand s’attaque cette fois à l’opium de son temps via le spectre économique. Un braquage qui dégénère entraîne une série de personnages à un montage financier ingénieux, qui défie les lois de la moralité et de la transparence. Au centre du jeu, un brillant trentenaire diplômé en philo, mais coincé en livreur chauffeur, une escort girl de haut vol au portefeuille et carnet d’adresses fournis, un ex-voyou ex-taulard baroudeur et reconverti en as de la finance, et un avocat vieux de la vieille et maître en placements opaques.

Pas de cynisme dans le regard du cinéaste. Juste une reconstitution délicieusement féroce de lucidité. Alliant intelligence, beauté, tactique et réseautage, la maligne équipe de ses personnages arrive à ses fins pour parachever le top du top, dans notre ère de la mondialisation et de l’écrasement généralisé des masses : se faire une place dorée en surpassant les codes du système. Un jeu confondant qui s’attaque au déterminisme, et confirme que l’homme est un loup pour l’homme. Mais, parfois, un os enraye la moulinette, ici le sexe, qui fut le sujet du Déclin de l’empire américain du même Arcand, il y a plus de trente ans.

Trois générations plus tard, finie l’insouciance. L’individualisme triomphant s’accompagne au mieux aujourd’hui d’une timide altérité, et d’un altruisme « raisonné ». Générosité d’accord, mais pas trop. Étonnant de voir le cinéma du fameux Québécois virer au thriller, avec fluidité de récit, enchaînements de péripéties, et malice d’exécution. Sans oublier un duo de flics tout droit sorti d’une série télé formatée. En jouant avec les archétypes, Arcand avance, mais ne perd pas en acuité. Il y a du rififi à Montréal !

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Bande à Part
"La Chute de l’empire américain" : Denys Arcand brocarde le monde du tout argent
par Jacky Bornet




Troisième volet d’un cycle inauguré par Denys Arcand avec "Le Déclin de l’empire américain" (1986), suivi des "Invasions barbares" (2003), "La Chute de l’empire américain", après le sexe et la mort, éreinte le tout argent qui mène le monde. L’on y retrouve le ton iconoclaste coutumier du cinéaste québécois : un polar décalé, joyeux et pamphlétaire.

Tarantino, les frères Cohen et Arcand "La Chute de l’empire américain" commence comme un film de Quentin Tarantino, avec son braquage raté et violent ("Reservoir Dog"). Il se poursuit tel un film des frères Cohen comme "No Country for Old Men", où un candide se retrouve avec un magot d'un cartel de la drogue. Il continue enfin comme du pur Denys Arcand dans le démontage perspicace de faits de société, sur un ton de comédie débridée.

Chauffeur livreur désabusé avec un doctorat de philo en poche, Pierre-Paul est témoin d’un hold-up violent qui tourne mal. Il se retrouve avec deux sacs bourrés de millions de dollars sur les bras. Le pouvoir de l’argent s’abat sur lui. Son instinct vénal le met sur le chemin d’une séduisante escort girl, d’un ex-taulard malin comme un singe et d’un avocat véreux. Y perdra-t-il son âme ?

L’argent rend bête Etre intelligent est un handicap à la réussite, déclare, démonstration à l’appui, Pierre-Paul Daoust (Alexandre Landry), le héros de "La Chute de l’empire américain". Un propos qui sert bien le nouveau film de Denys Arcand. La réussite est le plus souvent synonyme de l’argent et du pouvoir qu’il procure dans tous les domaines : confort, luxe, séduction… Pierre-Paul va la toucher du bout des doigts seulement en ramassant deux sacs remplis de billets. Dès ce moment, sa vie change : il va rencontrer la femme de ses rêves qui va l’emberlificoter, puis un bras cassé de bon conseil, mais dangereux, et un avocat prêt à l’escroquer…

Nanti d’un Q.I. plus élevé que la moyenne, Pierre-Paul va pourtant tomber dans tous les pièges, aveuglé par la poule aux œufs que constitue ces millions tombés du ciel. Mais au final il va mettre tout le monde de son côté, en séduisant l’égérie de ses rêve, en tirant le meilleur de son repris de justice, et en confondant l’avocat qui veut profiter de lui. Moraliste et non moralisateur, Arcand fait passer son héros par l’étape de la bêtise due à la facilité, pour enfin s’en échapper. L’argent rend bête par la perversion qu’il entraîne. En en prenant conscience, Pierre-Paul va vaincre le monde du "fric" et de ses magouilles, identifié à l’Amérique (Trump en tête) du titre du film, pour le dénoncer, le dépasser, le faire choir. Drôle et édifiant.



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