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Vivre me tue
France | 2003| 1h26
Réalisation : Jean-Pierre Sinapi
Avec : Sami Bouajila, Jalil Lespert, Sylvie Testud, Simon Bakinde, Roger Ibanez
Film en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'


Une critique ... en anglais
par JOSHUA TANZER

Two Arab brothers struggle to find themselves in French society in "Life Kills Me," a strong exploration of society and the self. "Life Kills Me" is about something just a shade different from other dramas about France's Arab minorities it's about the next generation, French-born and yet aware of their ethnicity, seeking to fit into the society they grew up in and yet somewhat stuck on the outside looking in. Twenty-something brothers Paul and Daniel Smal (even their mixed French/Arabic names announce their ambiguity, and Paul wonders whether to go over to the other side by dropping the umlaut) each try to get over in a different way. Paul, the swarthier and obviously smarter and more mature of the two, bluffs his way through job interviews, inflating his short-term pizza-delivery job into a management-level revolutionizing of the whole American Pizza chain. Interviewers are consistently impressed, but something keeps him from getting an offer. Daniel wants to make it a different way through body building. The obsession messes with his brain and the steroids mess with his body, but it's the one peg he has to hang his hat on, the only thing staving off his obviously massive insecurity. "Have you ever been a scout?" his brother asks him, reading the questions off an employment application. "A scout?" says Daniel, puzzled. "Have you ever been a member of a military group," Paul explains. "I was a member of Body Gym International!" Daniel offers dimly. In the local cafe, Paul meets a lovely young grad student, and offers to drive her to her home in the seedy peep-show district apparently less out of chivalry than in a scheme to swipe something from her apartment. Myriam (played by Sylvie Testud, who was absolutely lovable as the clarinet-playing daughter of deaf parents in the German film "Beyond Silence") believes his implausible stories of having studied literature himself and written a thesis on his favorite novel, "Moby Dick." Paul's tales are transparently as phony as the ones he invents for job interviews except on the frequent occasions when they turn out to be absolutely, unexpectedly true. We see it when he offers her a new interpretation for her thesis that she never would have thought of herself, connecting medieval European literature with Middle Eastern roots, and we see it several more times after that. Despite his air of slickness, he turns out to be an intriguing character without the opportunities that life has given Myriam but with an inner authenticity. In another world, he'd be an admired professor or political leader or business manager, but here he's just a smooth-talking Arab who can't get taken seriously. The undercurrent of the film is something that's relevant to everybody the struggle to find one's own identity in society. One brother tortures himself to live up to an unreal, media-fed ideal whose pursuit can only reward him with an evanescent wisp of glory at best. The other tries to hold on to his true self and try to sell that to the wider society even if nobody is buying. It's a small story with big implications leaving us with a sense of its characters' future that's ambiguous but strong and hopeful, touching on the essence of how we retain our humanity in the society that we're born into but may not fit into.

Offoffoff.com
Le synopsis ... en grec!
par

E . , Paul, , . , Daniel, , . Daniel Paul. Myriam, , Paul.

filmfestival.gr
tir du roman de Paul Smal
par

27 ans aujourdhui. Franais. Un grand-pre mort pour la France. Un oncle assassin par la police franaise en octobre 1961. Boxe, rage, bouquine, aime. Fou damour pour Myriam, princesse juive. Fou de tendresse pour Daniel, le petit frre, qui vit si mal sa condition de beur, de sidi, de nardne... Fou de littrature : Melville, Conrad, Stevenson... Partir laventure ! Les verts rivages de la Terre promise... Habite Barbs en attendant. Trs bonnes tudes, mais pas demploi digne de ce nom : livreur de pizzas en attendant. En attendant quoi ? Il sait que seuls les mots peuvent le sauver de la haine. Les premiers mots du roman quil na pas fini : Vivre me tue. Ladaptation cinmatographique de Vivre me tue est ralise par Jean Pierre Sinapi. Avec Jalil Lespert (Paul Smal), Sami Bouajila (le frre de Paul Smal) et Sylvie Testud (Myriam). Le film sera diffus en France dbut 2003. Lauteur Paul Smal est aussi lauteur de Casa, la casa, paru en 1998, aux ditions Balland.

balland.fr
Filmographie de Sami Bouajila
par

Orlando Furioso (2002) de Valrie Mller avec Sami Bouajila En jouant "Dans la compagnie des hommes" (2002) de Arnaud Desplechin avec Sami Bouajila, Jean-Paul Roussillon Vivre me tue (2002) de Jean-Pierre Sinapi avec Sami Bouajila, Jalil Lespert Pas si grave (2002) de Bernard Rapp avec Sami Bouajila, Jean-Michel Portal Embrassez qui vous voudrez (2001) de Michel Blanc avec Jacques Dutronc, Charlotte Rampling Nid de gupes (2001) de Florent-Emilio Siri avec Samy Naceri, Benot Magimel La Rptition (2001) de Catherine Corsini avec Emmanuelle Bart, Pascale Bussires Change-moi ma vie (2000) de Liria Begeja avec Fanny Ardant, Roschdy Zem La Faute Voltaire (2000) de Abdellatif Kechiche avec Sami Bouajila, Elodie Bouchez Faites comme si je n'tais pas l (2000) de Olivier Jahan avec Jrmie Renier, Aurore Clment Drle de Flix (1999) de Olivier Ducastel, Jacques Martineau avec Sami Bouajila, Patachou Insparables (1999) de Michel Couvelard avec Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin Nos vies heureuses (1998) de Jacques Maillot avec Marie Payen, Cecile Richard Couvre-feu (The Siege) (1998) de Edward Zwick avec Annette Bening, Bruce Willis Le Dmnagement (1997) de Olivier Doran Anna Oz (1996) de Eric Rochant avec Charlotte Gainsbourg, Grard Lanvin Bye-bye (1995) de Karim Dridi avec Sami Bouajila, Nozha Khouadra Les Silences du palais (1993) de Moufida Tlatli avec Sami Bouajila, Ghalia Lacoix Les Histoires d'amour finissent mal... en general (1992) de Anne Fontaine La Thune (1991) de Philippe Galland avec Sami Bouajila, Sophie Aubry

allocine.fr
La critique de Liberation
par Didier Peron

Adapt du roman autobiographique de Paul Smal, Vivre me tue raconte les difficults rencontres par deux frres d'origine marocaine, Paul et Daniel, pour trouver leur place dans la socit. Ils ont grandi dans le XVIIIe arrondissement parisien, pre cheminot, mre au foyer ; le premier, diplm d'un DEA de littrature, gagne son pain en faisant le livreur de pizzas, enchanant les entretiens d'embauche, sans succs ; le second, qui se vit un peu comme le canard boiteux, rve de devenir un musclor clbre comme Schwarzenegger et s'use la sant en s'injectant des produits dopants. Quand le film commence, la situation a dj si mal tourn que Daniel est hospitalis Hambourg et qu'on suit les pas de son grand frre entre son chevet et ses souvenirs. Clichs et motion. Jean-Pierre Sinapi avait connu un parcours festivalier glorieux avec son premier long mtrage, Nationale 7, dont les personnages principaux taient des handicaps en fauteuil roulant. Dans ce second film, le poids menaant du sujet (l'intgration des enfants d'immigrs maghrbins) est du genre qui donne envie de tourner les talons rapidement. Pourtant, le film convainc prcisment par son affrontement aux clichs et grce la manire dont il ne cherche pas forcment les carter mais les contient et leur rinsuffle de l'motion. Mlo social, Vivre me tue n'est jamais trs excitant par sa forme, strictement illustrative, mais rapidement surprenant dans sa capacit rendre vraisemblables les parcours de deux garons. Le film parvient ainsi rendre lisible l'exprience prolonge du ratage. Pour Paul, le face--face humiliant des entretiens d'embauche le pousse remettre en question ses gots et ses ides au nom de l'intrt suprieur d'une possible ascension sociale. Grimper les chelons quand on vient du bas devient surtout un apprentissage de la veulerie en col blanc. Pour Daniel, l'inquitude courante sur son identit devient un processus forcen de construction-autodestruction de lui-mme travers la gonflette. Livr sans protection aux affres d'un devenir incertain, il cherche la gloriole et ne rcolte que de successives sances d'humiliation. La noirceur du tableau, qui pourrait paratre factice, ne cesse de gagner d'une squence l'autre en paisseur. La liaison de Paul avec Myriam (Sylvie Testud), candidate l'agrgation (partie la plus approximative du film), ne survit pas son succs aux examens. Casting impeccable. Tout se passe comme si les deux personnages masculins taient bien malgr eux prisonniers de l'chec, perdus dans une socit que Sinapi montre sous la lumire d'une jungle morose et nanmoins impitoyable. Une fois de plus, Sami Bouajila est excellent et Jalil Lespert (dcouvert dans Ressources humaines de Laurent Cantet) compose avec une intelligence qui ne laisse pas d'impressionner un Daniel totalement opaque, tour tour beau gosse et monstrueux, rouleur de mcaniques et gamin largu .

liberation.fr
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnements
6 places : 36€
12 places : 63€
Tarif - 14ans : 4,50€