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Petit lexique d'accessibilités

PMR :
Personne à Mobilité Réduite

Sous-Titres SME :
Films sous-titrés en français avec sous-titres supplémentaires décrivant l'environnement sonore à l'intention des spectateurs malentendants.

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Film diffusé en Audio-Description. Ce dispositif permet aux spectateurs non-voyants d'utiliser un récepteur muni d'un casque afin d'entendre des commentaires à propos de l'environnement visuel de l'action. Nous recommandons à nos amis non-voyants de venir avec leur casque personnel muni d'une fiche mini jack standard. Ce dispositif est non audible par les spectateurs n'utilisant pas le système.

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Prochainement

Lost in la mancha
USA - GB | 2003| 1h29
Réalisation : Keith Fulton, Louis Pepe
Avec : Terry Gilliam, Johnny Depp, Jean Rochefort, Vanessa Paradis, Jeff Bridges
Version originale (ANGLAIS) sous-titrée en français
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  • mercredi 23 mai 17:45----
  • jeudi 24 mai 17:45----
  • samedi 26 mai 17:45----
  • dimanche 27 mai 16:45----
  • lundi 28 mai 17:45
  • Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
    cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
    rubrique 'INFORMATIONS'
Lost in la mancha dévoile les coulisses d'un film inachevé, intitulé L'Homme qui tua Don Quichotte. Pendant plusieurs semaines, Keith Fulton et Louis Pepe ont suivi le réalisteur Terry Gilliam dans son combat désespéré pour sauver un projet qu'il développait depuis plus de dix ans.


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Le site officiel
par



http://www.allocine.fr/out.asp?redir=http%3A%2F%2Fwww%2Elostinlamancha%2Ecom


Anecdotes ...
par

Un "making-of" singulier L'homme qui tua Don Quichotte n'est évidemment pas le premier film inachevé de l'histoire du cinéma, mais la présence de témoins pour filmer le désastre qui a accompagné ses cinq uniques journées de tournage confère à Lost in la mancha un statut particulier. Abordant de manière inédite la dure réalité de la réalisation d' un film, cet "un-making of" ( ou "non-making of" selon l'expression même des auteurs) est ainsi un documentaire réellement exceptionnel qui a par ailleurs bénéficié pour sa diffusion de l'accord de tous les participants du film, alors même que la plupart n'étaient pas forcément filmés sous leur meilleur jour, les crises de nerf et prises de bec ayant évidemment été légion. Don Quichotte de la malchance Jean Rochefort grimaçant de douleur en montant à cheval, un assistant courant après les caisses contenant la caméra, emportées par un torrent, ou bien encore le producteur René Cleitman annonçant prématurément à l'équipe la fin du tournage, telles sont les images de Lost in la mancha, making of révélant par le menu comment un film particulièrement attendu a pâti d'une succession de malchances invraisemblables pour finalement s'autodétruire avant même d'avoir pu exister. Nouveau regard en coulisse Keith Fulton et Louis Pepe n'en sont pas à leur première collaboration avec Terry Gilliam puisqu'ils ont déjà produit Hamster Factor and Other Tales of Twelves Monkeys (Hamster Factor and Other Tales of Twelves Monkeys), un documentaire en forme de chronique en coulisse sur l'étrange mariage de l'art et du commerce dans le cinéma Hollywoodien, autour de l'élaboration du précédent film de Gilliam, L'Armée des 12 singes (12 monkeys). Un angle inédit Pour accompagner le tournage du nouveau film de Terry Gilliam, les réalisateurs ont choisi de traiter de sujets inédits, comme par exemple la tension des réunions organisées pour débloquer le budget du film. Des images qui à la manière du Huit et demi (Otto e mezzo) de Federico Fellini montrent une cacophonie sans nom dans les bureaux de production, des séances de répétitions réduites au strict minimum sans aucun acteur pour se présenter, et au milieu de ce tumulte, le réalisateur malgré tout confiant et résolument optimiste, passant en revue les armures et les pantins gigantesques. Montage-Autopsie Après l'annonce de la fin du tournage de L'Homme qui tua Don Quichotte, les réalisateurs Keith Fulton et Louis Pepe ont passé un an en post-production avec dans leurs malles plus de 80 heures de rushs. Un montage en forme d'"autopsie" selon les auteurs, mais qui, de l'aveu même de Terry Gilliam a permis à son film d'exister. "Grâce à eux, précise le cinéaste, il existe au moins une trace du tournage et des images qui pourraient encourager des investisseurs à se manifester, (...) grâce à Keith et louis, Don Quichotte n'est pas tout à fait mort". Combler le vide Confrontés au problème de qualifier un film qui ne verra peut-être jamais le jour, les réalisateurs ont décidé d'intégrer au documentaire les story-boards du film de Terry Gilliam, d'organiser des lectures de scénario et d'insérer également les quelques scènes filmées à l'occasion des cinq journées qu'ont finalement duré le tournage. Ils ont par ailleurs conçu une animation originale pour raconter la fable de Miguel de Cervantes et retracer la carrière de Terry Gilliam. Dans leurs propres rôles L'une des principales difficultés pour Terry Gilliam a été de jongler dès le départ avec le planning extrêmement serré des principaux acteurs, tous liés par d'autres engagements après le tournage de Don Quichotte . Le documentaire fait ainsi se succéder dans leurs propres rôles Johnny Depp, particulièrement motivé par le projet de Gilliam qu'il retrouve cinq ans après Las Vegas Parano (Fear and Loathing in Las Vegas), Jean Rochefort crispé de douleur sur son cheval et rapatrié à Paris pour une double hernie discale et Vanessa Paradis qui apparaît fugitivement pour de rapides essais lumières.

allocine.fr
La critique de libération
par Didier PERON

ix ans que Terry Gilliam pensait à adapter Don Quichotte. Le livre de Cervantès, avec son vieux fou perdu dans ses délires chevaleresques hors saison, exerçait une puissance d'attraction logique sur l'auteur de Brazil et de Las Vegas Parano. Il a sûrement déjà tourné le film des centaines de fois dans sa tête quand, en 2000, un financement européen, notamment français (René Cleitman) permet de mettre sur pied cette affaire d'importance. 32 millions de dollars rassemblés, soit beaucoup moins qu'il ne faudrait, une équipe technique mêlant Français, Anglais, Italiens, Espagnols, tente à l'économie de trouver une synergie, tandis que Gilliam jette sur des planches à dessin les croquis figurant ses «visions», décors, costumes, marionnettes... On connaît la suite. Miracle. Le film n'existera jamais, une malédiction s'acharnant contre le projet au point qu'il faudra, après quelques semaines de tournage, décider de tout arrêter. Qu'un tel échec ait pu être filmé relève du miracle. En voyant le documentaire de Keith Fulton et Louis Pepe (qui avaient déjà suivi Gilliam sur l'Armée des 12 singes), on se demande même comment, au plus fort de la crise, le duo contacté pour écrire la légende du film a eu le droit d'en enregistrer jusqu'au bout la Berezina Quixote. Inutile de dire qu'en fait de légende, à quelque chose malheur est bon, puisque Gilliam, cinéaste possiblement énervant à force de fantaisie hénaurme, retire de l'aventure une sorte d'aura de conquistador échoué. Lost in la Mancha restitue étape par étape les chausse-trappes, erreurs d'aiguillage, négligences, qui conduisent méthodiquement le film au fond du ravin. Chaque épisode hésite entre drame et comédie. La visite des plateaux du seul studio abordable à Madrid, qui se révèle être un hangar à l'acoustique de cathédrale ; la découverte qu'à une semaine du premier tour de manivelle, le trio du casting (Vanessa Paradis, Johnny Depp et Jean Rochefort) n'a pas encore signé le moindre contrat (les deux premiers sont même carrément injoignables), et déjà le premier assistant, Phil Patterson, s'arrache les cheveux qu'il n'a plus. Qu'on se rassure, ce n'est qu'un début. Le premier extérieur, un désert à une centaine de kilomètres de Madrid, sert de terrain d'entraînement aux F16 de l'Otan. Et devient subitement impraticable, un déluge d'apocalypse le transformant en torrent de boue sous les yeux médusés de l'équipe, à qui la météo avait assuré un temps radieux... «Captain chaos». Au milieu de ce cirque, Gilliam ne semble prendre conscience que très tardivement de l'ampleur du désastre. C'est aussi qu'il est habitué des tournages sportifs : comme le rappellent les auteurs du docu, sa réputation à Hollywood de cinéaste aux poches trouées, date de l'épopée du Baron de Münchhausen (1988), produit par la Columbia qui avait dû rallonger du double le budget prévisionnel. Entre les désirs du cinéaste et la réalité qu'il faut tordre, l'abîme se creuse et les personnes de son entourage chargées de colmater les trous ont d'abord l'air de se faire peur avec celui qu'ils nomment «Captain Chaos», avant de réaliser qu'ils sont en pleine catastrophe industrielle. Qu'une des plus grosses productions jamais mises sur pied en Europe se retrouve soudain suspendue au diagnostic radiologique de la colonne vertébrale de Jean Rochefort (double hernie discale et Rossinante part à dache, sans cavalier) en dit long sur l'étrange artisanat du cinéma. L'un des bénéfices de Lost in la Mancha, c'est de parvenir à montrer concrètement qu'un film se construit dans un indécidable chien et loup entre pur foutoir et sursauts de maîtrise. Rien que pour cette remise en cause de l'image du metteur en scène démiurge régnant sur le moindre détail de son oeuvre (ce qu'on n'aurait pas manqué de dire si Gilliam avait achevé son film), ce «non-making of» est une date. Didier PERON

liberation.fr
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€