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Intolérable cruauté (Intolerable cruelty)
USA | 2003|
Réalisation : Joel Coen
Avec : George Clooney, Catherine Zeta-Jones, Julia Duffy, Geoffrey Rush, Cedric The Entertainer
Version originale (anglais) sous-titrée en français
    Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Une croqueuse de diamants cupide tente d'épouser un célèbre avocat de Beverly Hills pour pouvoir lui extorquer une petite fortune au moment du divorce.


L'avis de la Presse ...
par

Chronic'art - Jean-Philippe Tesse Ce dernier opus est sans doute le plus anecdotique dans le parcours de la fratrie Coen. (...) Intolérable cruauté est une comédie hollywoodienne presque comme une autre, avec une poignée de stars cabotines. Mais de bonne facture. Le Monde - Jean-Luc Douin Les frères Coen ont abandonné les losers pour dépeindre deux prédateurs mordant dans la belle vie à pleines dents, mais restent friands d'irrévérence. Première - Christophe Narbonne Contrairement à son apparence de comédie purement féroce et trash (on pense à La Guerre des Rose), le nouveau Coen en dit aussi long sur les nouveaux rapports de force entre hommes et femmes que les screwball comedies d'Howard Hawks en disait sur l'american way of life des années 40. Monsieur Cinéma - Jean-Luc Brunet Ce dixième film des frères Coen possède le charme des comédies romantiques américaines d'antan, mais avec un soupçon de cruauté en plus. Un registre dans lequel ils se sont fondus avec aisance, même si l'on a parfois du mal à retrouver la patte, le style des auteurs de Fargo ou Barton Fink. Le Point - François-Guillaume Lorrain Quant aux frères Coen (...) ils ajoutent leur grain de folie et d'humour noir à cette fable endiablée. Certes, après " O Brother ", voilà sans doute encore un film mineur, qui relève de leur veine la plus frivole. Mais, dans son genre, il s'agit à l'évidence d'une réussite. Pouquoi bouder son plaisir ? Le Nouvel Observateur - François Forestier Il y a des scènes géniales (...) ils démontrent avec brio que le mariage, avec un peu de savoir-faire, peut réussir.

allocine.fr
La (bonne) critique de Télérama
par Pierre Murat

Il sont face à face dans un restaurant. « Vous êtes carnivore ? » demande l'homme à celle qu'il a invitée. « Vous n'imaginez même pas à quel point ! » lui réplique-t-elle. Parce qu'ils sont beaux et irrésistibles, parce que leur vie respire le luxe, le calme, la volupté des grandes comédies américaines de jadis, on devine que ces deux-là vont se dévorer l'un l'autre. Se livrer, pour leur plaisir et le nôtre, à une guerre impitoyable et plaisante. C'est à qui séduira l'autre pour mieux le réduire. A néant. Miles Massey (George Clooney) est avocat. Marylin Rexroth (Catherine Zeta-Jones) est une aventurière. Il est très riche. Elle entend bien le devenir. Miles est célèbre pour avoir inventé le « contrat Massey », sorte d'assurance béton qui, en cas de divorce, permet au plus riche des deux de le rester. Marylin ne vit que pour s'emparer de la fortune des benêts qui auront commis la folie de l'épouser. Entre eux, la lutte est donc inévitable... Les frères Coen l'ont rendue aussi féroce que l'indique le titre. Pour une fois, ils n'ont fait que coécrire le scénario. Mais, de toute évidence, ils l'ont fait leur : on y retrouve leur cynisme froid, leur ironie mordante et leur regard acéré sur une société mi-cinglée, mi-débile. Passer de l'Amérique profonde (Arizona Jr, The Big Lebowski, O'Brother) à celle faussement classieuse du show-biz et des plaideurs n'a pas émoussé leur causticité. En fait, ce sont les mêmes bouseux qu'ils peignent. Des ploucs, englués non plus dans la cambrousse de Fargo, mais dans un Hollywood luxueux et vulgaire (vastes bureaux, immenses maisons à se flinguer de désespoir). Ou dans ce Las Vegas grotesque où l'on est amené à se marier en kilt, aux sons d'une cornemuse qui massacre un tube ringard de Simon and Garfunkel. Même les deux héros n'échappent pas totalement à leur verve destructrice : Marilyn est une bombe sexuelle, mais un rien, dans son allure, dans ses vêtements, révèle la poule de luxe qu'elle s'efforce de cacher tant bien que mal. Et Miles, charmant, viril, le successeur de Cary Grant (Clooney, splendide, le parodie avec jubilation) n'échappe pas, lui non plus, à la satire : beau et fier de l'être, il vérifie constamment, dans son miroir et même dans sa cuillère à soupe, la blancheur de sa denture. Autour d'eux, c'est un joyeux jeu de massacre, rendu encore plus insolent par son apparente suavité. Le fil conducteur de l'histoire, c'est le fameux « contrat Massey », que chacun signe et déchire à contretemps. Et, en guise de seconds rôles, un ramassis d'imbéciles et de faux derches : ce producteur à catogan qui trouve un réparateur de piscine dans le lit de sa femme. Ou ce milliardaire texan (Billy Bob Thornton dans un grandiose numéro de cabotin) qui organise une cérémonie folk pour ses noces ­ imprudentes ­ avec la belle Marilyn. En quelques traits, les Coen savent dessiner un personnage : l'associé de Miles, qui pleure toujours aux mariages. Joe le Siffleur, tueur suffisamment crétin pour confondre son inhalateur avec son revolver. L'inénarrable baron Krauss von Espy, qui, lors d'un procès presque digne des frères Marx, déjoue momentanément les projets de Marylin. Sans oublier l'apparition de la serveuse d'un troquet ­ héritière des grands seconds rôles d'autrefois, style Thelma Ritter. A un client qui lui demande une salade verte, elle bougonne : « Parce que vous en connaissez d'autres couleurs ? » Dialogues vifs, brillants, impertinents. Rythme sans faille. Au fur et à mesure des catastrophes qui s'accumulent et des pièges qui se referment ­ et jamais sur qui l'on croit ­, la sophistication se mue en folie douce à la Blake Edwards. Avec un couple de rêve ­ Catherine Zeta-Jones et, surtout, George Clooney ­, le duo Coen a rempli son pari : réussir un exercice de style avec style. Une comédie faussement lisse. Un séduisant cauchemar.

telerama.fr
La (presque mauvaise) critique de Télérama
par Marine Landrot

Contre : une comédie trop lisse Finalement, c'est logique. En traitant le thème du divorce, les frères Coen plaquent leurs adeptes. Ils les regardent soudain de haut : farewell, bye-bye, assez ri. On a fait un bout de chemin ensemble, mais maintenant, vous n'êtes plus dans le coup. Vous êtes bien gentils, mais nous, on a besoin de plus de standing, on s'en va frayer avec la haute... Leur film ressemble à une lettre de rupture un peu lâche, qui commence par évoquer le bonheur passé, pour mieux faire passer la sale nouvelle qui suit. Tout en excentricité trépidante, la scène d'ouverture frappe fort. Un mari plein de bagouses surprend sa femme au lit avec le nettoyeur de piscine et se fait harponner les fesses par un cendrier à pointes. Pas de doute : on est chez les Coen, tous crocs dehors, de la dérision plein les babines, prêts à suivre ces personnages extravagants, bêtes et méchants. Et hop, un petit tour, et puis s'en vont ! Place à deux nouvelles figures enfarinées, fades et unidimensionnelles. Un bel avocat (George Clooney) et une belle divorceuse (Catherine Zeta-Jones). Au début, on ne s'affole pas. Les frères Coen vont bien nous les écorner, ces deux clichés de magazine de luxe, shampooinés de près, photographiés de loin. Il y a peut-être de la satire dans l'air. Mais non, vogue la comédie romantique bourrée de fond de teint, lisse et figée, n'égratignant rien ni personne. Catherine Zeta-Jones a trop peur de se décoiffer pour bouger. George Clooney bâille aux corneilles en montrant ses dents blanches, seul gag à répétition du film. Qu'on n'aille pas dire que ce sont les nouveaux Katharine Hepburn et Cary Grant... Le générique de fin réserve quand même une petite consolation. En fait, les frères Coen ne sont pas les auteurs de cette lettre de rupture. Pour la première fois de leur carrière, ils se sont laissés tenter par des scénaristes extérieurs. Allez, revenez. Ça va pour cette fois... On veut bien oublier cette petite aventure sans lendemain. Marine Landrot

telerama.fr
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€