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Zatoichi
Japon | 2003| 1h56
Réalisation : Takeshi Kitano
Avec : Takeshi Kitano, Tadanobu Asano, Michiyo Ogusu, Yui Natsukawa, Guadalcanal Taka
Version originale (japonais) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Au Japon, au XIXe siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision.
Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarasse de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.
Dans un tripot, Zatoichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles possèdent pour seul indice un nom mystérieux : Kuchinawa.
Dès que les hommes de main de Ginzo croisent Zatoichi, l'affrontement est inévitable et sa légendaire canne-épée rentre en action.


Le site officiel en VF
par



http://www.allocine.fr/out.asp?redir=http%3A%2F%2Fwww%2Ezatoichi%2Dlefilm%2Ecom


La critique de Télérama
par Pierre Murat

Des voyous vils et lâches demandent à un gamin d'aller dérober la canne d'un aveugle assis au bord de la route. Mission accomplie. Rassurés par l'immobilité de leur future victime, les salopards se ruent sur lui. Mais là, hop, la canne devient sabre et, en un éclair, les voilà transpercés, mutilés, occis. Ils ne savaient pas, les pauvres crétins, que ce curieux aveugle n'était autre que Zatoichi, aventurier itinérant, masseur par obligation, joueur par passion. Au Japon, Zatoichi est hyperpopulaire. Héros de plusieurs films et d'une série télé. On sent donc Takeshi Kitano vaguement coincé entre deux désirs contradictoires : illustrer des archétypes et les moderniser. Mais en a-t-il la carrure ? Lorsqu'il se plie aux règles du genre, il ne convainc guère. Pour accentuer le romanesque, il multiplie les histoires. On passe de Zatoichi à deux geishas -­ un travesti et sa soeur -­ qui poursuivent l'assassin de leur père. Puis à un chevalier errant qui devient l'invincible garde du corps d'un tyran de village. On suit sans grande passion ces va-et-vient, ponctués de flash-backs un peu lourds... Le plus réjouissant, c'est Kitano acteur, qui tire Zatoichi à lui et l'avale tout cru. Cheveux décolorés, démarche pataude, rires idiots, il joue les faux vrais non-voyants avec un humour décalé. On le sent ravi aussi de filmer des combats stylisés où le sang ressemble aux bulles gracieuses d'une bande dessinée. Et d'inventer, en guise de dénouement, un numéro hip-hop exécuté par des danseurs de claquettes déguisés en paysans. Tout ça est plus habile qu'inspiré. Assez drôle, oui, mais plutôt vain. Très loin des plus belles mises en scène de Kitano, qui créent le vertige en frôlant constamment le vide. Comme en témoignent Sonatine et Hana-Bi, ses meilleurs films. Pierre Murat

telerama.fr
L'avis de la Presse
par

Le Nouvel Obs - Pascal Mérigeau (...) Kitano a rarement paru aussi libre, associant scènes de sabre et moments comiques, les confondant parfois, avec une virtuosité folle, qui le conduit à tout se permettre, jusqu'à faire exécuter des claquettes aux paysans dans la rizière (...). "Zatoichi" offre deux heures d'un plaisir jubilatoire rare. Monsieur Cinéma - Hugo de Saint Phalle Le tour de force de Kitano réside aussi dans le brio avec lequel il a, pour la huitième fois, assuré sa double mission de réalisateur et d'acteur. (...) [Il] ose tout et fait mouche à chaque fois. Les quelques numéros sonores sont délirants, parfaitement réglés et symbolisent à merveille l'acuité auditive de son héros aveugle. L'Express - Jean-Pierre Dufreigne Zatoichi est un film aux mille trouvailles, qui lui valurent le lion d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Venise 2003. Son extravagance est un pur plaisir. Aden - L'auteur de Sonatine, Hana-bi, L'Eté de Kikujiro, Dolls... a relevé le défi de la commande pour le faire revivre sur grand écran. C'est un traitement de choc. (...) Kitano respecte l'esprit des classiques du cinéma japonais (surtout ne pas copier les succès de Hongkong) mais malmène la figure de son héros. L'Humanité - Jean Roy (...) Ce film formidablement visuel [qui] brasse tous les mythes actuels, depuis le vengeur solitaire, venu du western tout autant que du film de sabre, jusqu'aux robots destructeurs du cinéma commercial d'aujourd'hui, qu'ils soient humains, de synthèse, ou machines. Fluctuat - Gilles Lyon-Caen Zatoichi est une oeuvre singulière où tout fait sens. Takeshi Kitano puise dans la culture japonaise des images et des mythes collectifs, aussi bien que des samouraïs. Nul personnage ici, mais une série d'esquisse de soldats ou gardes du corps archaïques. Le cinéaste dessine une communauté puis épure, un à un, les membres qui la régissent. Les Inrocks - Serge Kaganski Exercice de style, recyclage récréatif, Zatoichi est un Kitano qui n'en dispense pas moins un indéniable plaisir au spectateur et tombe à pic dans la vogue actuelle du film de sabre. Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant Zatoichi a le rythme et l'énergie d'un film d'action, et Kitano ne renonce pas à la violence des polars de yakuzas qui l'ont fait connaître. (...) Mais il met aussi beaucoup d'humour et une étonnante fraîcheur poétique dans ces aventures où passent parfois des êtres gracieux, des sourires tendres, un charme pur (...). Libération - Philippe Azoury Ce film [a] tout ce qui manquait à ses récents prédécesseurs : l'irrévérence, la santé, la folie, la liberté formelle, le non-sens et quelque chose d'une démarche qui doit s'appeler la grâce. En cadeau bonus, Kitano lui-même, refaisant l'acteur, méconnaissable en vieux-jeune, les paupières peintes (comme Cocteau) et teint en blond platine (comme Steevy-du-Loft). Le Monde - Jean-François Rauger Zatoichi vient démontrer avec force que la diversion, le divertissement, le jeu constituent finalement une philosophie, un comportement indispensable à l'existence, une volonté farouche d'enchanter la réalité, de supplanter ce monde par un autre tout aussi réel - à condition qu'on le veuille. Studio magazine - Thomas Baurez Si Kitano ne livre pas son plus grand film, cet opus récompensé du Lion d'argent à Venise et du prix du public au Festival de Toronto, est le plus jubiliatoire. Pour preuve, la séquence finale, digne d'une comédie musicale bollywoodienne. Cahiers du cinéma - Jean-Philippe Tessé Dans une oeuvre qui a très tôt atteint les sommets (Jugatsu, en 1990, sans doute son meilleur film), un tel glissement de la souffrance vers le souterrain et l'invisible fait affleurer, par un effet de vases communicants, une mélancolie neuve, intacte et silencieuse. Zatoichi ne fait que la murmurer, mais si Kitano s'y abandonne (...), il pourrait bien revenir auprès de lui-même et grandir encore. Le Point - François-Guillaume Lorrain Visuellement, ce " Zatoichi " est (...) une nouvelle réussite. Artistiquement, Kitano impose sa griffe sur la riche tradition japonaise de films de sabres et de samouraïs. Il y apporte son rythme propre, tout en ruptures, tour à tour lent, hypnotique ou fulgurant. Il y introduit aussi une foule de décalages humoristiques (...)

allocine.fr
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€