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Petit lexique d'accessibilités

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Personne à Mobilité Réduite

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Une femme fantastique
Chili | 2017| 1h44
Réalisation : Sebastián Lelio
Avec : Daniela Vega, Francisco Reyes, Luis Gnecco
Version originale (espagnol) sous-titrée en français
    Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Marina et Orlando, de vingt ans son aîné, s'aiment loin des regards et se projettent vers l'avenir.
Lorsqu'il meurt soudainement, Marina subit l’hostilité des proches d'Orlando : une "sainte famille" qui rejette tout ce qu'elle représente. Marina va se battre, avec la même énergie que celle dépensée depuis toujours pour devenir la femme qu'elle est : une femme forte, courageuse, digne ... une femme fantastique !



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Une femme fantastique
par Claudine Levanneur




Un regard plein de finesse sur un sujet hautement tabou

Notre avis : Avec Gloria qui avait valu à son interprète principale Paulina Garcia, l’Ours d’Argent de la meilleure actrice à la Berlinale 2013, on l’avait déjà pressenti. Aujourd’hui avec Une femme fantastique, on en est sûr. Le réalisateur chilien Sebastian Lelio est un grand portraitiste. Il avoue avoir une passion pour tout ce qui est féminin. C’est d’ailleurs avec un incontestable talent qu’il met les femmes à l’honneur. Il aime les décrire fantastiquement combatives au milieu du tumulte de la vie à l’instar de ces fantastiques prises de vue des célèbres chutes d’Iguazu, torrent à la fois fascinant et effrayant, qui ouvrent son quatrième long-métrage. A l’échelle des batailles (féminines en l’occurence), il gravit un échelon supplémentaire en s’aventurant sur le chemin tortueux du transgénérisme.

C’est aux chutes Iguazu, l’une des plus grandes merveilles naturelles située entre l’Argentine et le Brésil qu’Orlando a prévu d’emmener sa jeune compagne pour son anniversaire. Car malgré les années qui les séparent et la différence de Marina, leur amour est sincère et il n’a de cesse de lui embellir la vie. Pour lui, elle est une femme comme une autre. Mais ce projet de voyage ne verra jamais le jour. Dans la nuit, Orlando a un malaise et meurt quelques heures plus tard. Le rempart de protection de Marina s’effondre. Orlando parti, la voilà jetée en pâture aux vautours en tous genres. Le cinéma romantique de départ s’efface brusquement pour laisser la place à un thriller. Car qui est cette personne à l’identité douteuse (est-ce il ou elle) ? La police ira jusqu’ à la soupçonner de meutre et l’inspectrice des moeurs n’hésitera pas à la soumettre à une visite médicale humiliante. Quant à la famille bien sous tous rapports du défunt, elle la tient pour une prostituée vénale qu’il faut à tout prix chasser de l’appartement qu’elle occupait avec Orlando et l’empêcher d’assister aux obséques. Une cruauté ordinaire qui fait voler en éclats le secret avec lequel Marina doit continuer à vivre et nous transporte au coeur même du sujet : le combat d’une femme abandonnée de tous qui, en plus de devoir faire son deuil lutte patiemment dans tous les actes de son quotidien pour faire reconnaitre son droit à être respectée et à être traitée en être humain auprès de ceux qui la considérent comme un monstre.

La performance de Daniela Vega à la vérité époustouflante transforme Marina en une héroïne moderne qui force l’admiration. Grâce à une réalisation parfaitement maitrisée et subtilement délicate, on évite l’affrontement frontal pour ne retenir que la dignité, on navigue entre réalité brutale et onirisme sans jamais perdre de vue cet univers de bienveillance et de tendresse dans lequel le réalisateur a installé son intrigue. Evitant les écueils du film militant ou moralisateur, Sebastian Lelio livre un véritable bijou cinématographique, empreint d’intelligence et d’humanité. Un élégant hommage aux femmes laissées-pour-compte qui aurait pu s’intituler “Femmes, je vous aime !”

https://www.avoir-alire.com/une-femme-fantastique-la-critique-du-film

AvoirAlire
Une femme fantastique
par M.Q.




Une femme fantastique de Sebastián Lelio *** Remarqué à Berlin, Une femme fantastique est un superbe mélo. Le sixième long métrage de Sebastián Lelio (Gloria) révèle l’actrice transgenre Daniela Vega, bouleversante dans le rôle d’une jeune femme confrontée à la mort de son compagnon plus âgé.

Trois ans après Gloria, Sebastián Lelio livre à nouveau un superbe portrait de femme, pour lequel il est reparti du festival de Berlin avec l’Ours d’argent du meilleur scénario. Une femme fantastique raconte comment la jeune Marina affronte l’animosité d’un clan familial après que son petit ami, sensiblement plus âgé qu’elle, est mort dans ses bras. L’histoire suit le deuil compliqué de Marina et son combat pour se faire respecter par la famille d’Orlando, mais aussi le parcours d’une policière qui enquête sur les circonstances du décès. Car Marina s’appelait Daniel, et son changement de sexe est envisagé par la majorité des gens comme une perversion. Pour autant, si la mise en scène est, à l’image de son personnage, baroque, on aurait tort d’y voir un combat portant exclusivement sur la question du genre. Marina n’est pas qu’une femme fantastique, c’est un personnage complexe – serveuse dans un café bobo le jour, chanteuse de tango ou de chant lyrique le soir – et très attachant, toujours sur le fil : tout en retenue le jour, donc, quand elle essaie d’affronter avec dignité son infâme belle-famille, mais à même de se libérer, la nuit venue, dans la danse, au fil de séquences de plus en plus oniriques. Le travail du son est au diapason d’une mise en scène éblouissante, qui place Lelio dans les pas de réalisateurs comme Hitchcock et Almodóvar. Entre mélo et thriller, réaliste et ambigu, intelligent, énigmatique, stimulant mais surtout très émouvant, le film est une histoire exemplaire qui réserve de très beaux moments de poésie, comme la lutte de Marina contre le vent dans la rue, la danse des majorettes ou le récital final.

http://www.fichesducinema.com/2017/07/les-sorties-du-12-juillet-2017/

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