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Petit lexique d'accessibilités

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Dunkerque
USA | 2017| 1h50
Réalisation : Christopher Nolan
Avec : Tom Hardy, Cillian Murphy, Mark Rylance
Version originale (anglais) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.


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Trois raisons de voir Dunkerque, le film saisissant de Christopher Nolan
par Baptiste Savignac




CRITIQUE - Le réalisateur place le spectateur au cœur du sauvetage des 400.000 soldats encerclés en 1940, par l'armée allemande. Une «défaite victorieuse» racontée par un Britannique, au suspense insoutenable.
Dans son nouveau film en salle ce mercredi 19 juillet, son premier inspiré d'un événement historique, Christopher Nolan raconte avec brio la «défaite victorieuse» des troupes françaises et britanniques à Dunkerque. 400.000 hommes sont encerclés par les Allemands. Ils essaient de rejoindre l'Angleterre. Seul l'appel lancé à des bateaux de plaisance, leur permet de traverser la Manche. Le Figaro vous donne au moins trois raisons d'aller voir le film qui retrace cette opération Dynamo.

1) Une immersion totale
Filmé à la pellicule 70mm, Dunkerque propulse le spectateur dans le cockpit d'un Spitfire, le jette sur la plage sous les bombes ennemies et le plonge dans les eaux maculées du pétrole des navires torpillés. Il se retrouve à la place de jeunes soldats dont on ne sait rien, si ce n'est leur irrépressible désir de rentrer chez eux. Christopher Nolan nous fait revivre une déroute phénoménale. À l'image du cri assourdissant des stukas (les chasseurs allemands) en chute libre, la bande-son comme l'image font de Dunkerque, une expérience plus vraie que nature dans l'enfer des combats.

2) Plus de suspense et moins de sang
Selon Christopher Nolan, Dunkerque n'est pas un film de guerre. «Je n'ai jamais combattu. Je n'ai pas la légitimité pour faire un film de guerre. Ils ont presque tous été faits par des gens ayant connu la violence des combats», nous a-t-il confié au cours d'une longue interview. Difficile en effet de rivaliser avec l'imbattable Il faut sauver le soldat Ryan, modèle du genre lorsqu'il s'agit de montrer la boucherie de la Seconde Guerre mondiale. «Je savais qu'il fallait emmener Dunkerque dans une autre direction», explique encore le cinéaste. Cap sur le suspense donc. La vraie réussite du film. Christopher Nolan reprend les codes du cinéma muet avec des dialogues réduits au minimum. Une fois de plus, il joue avec la mise en scène. L'histoire est vécue à travers trois points de vue distincts. Pour chacun, le chronomètre avance frénétiquement. Chaque minute passée où la mort n'a pas frappé est déjà une victoire.

3) Un film expérimental
L'idée de Dunkerque trotte dans la tête de Christopher Nolan depuis longtemps. Il nous a avoué que seule l'expérience acquise sur ses précédents films lui a permis d'aborder sereinement le tournage. Choyé par les grandes productions hollywoodiennes, le réalisateur dispose désormais de moyens colossaux. Il pourrait user allègrement des effets spéciaux les plus élaborés, mais le Britannique préfère utiliser les décors peints par les meilleurs directeurs artistiques. Il est allé chercher les grands noms du siècle dernier. Filmé à la pellicule, Dunkerque a relevé d'innombrables défis dans un souci d'authenticité. Navires d'époque, manœuvres militaires reconstituées dans un souci de vérité historique... Le spectateur sort de la salle éprouvé physiquement, avec la sensation d'avoir participé à une bataille cruciale de la Seconde Guerre mondiale.

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/07/18/03002-20170718ARTFIG00228-trois-raisons-de-voir-dunkerque-le-film-saisissant-de-christopher-nolan.php

Le Figaro
"Dunkerque", la grande Histoire à hauteur d'homme
par François Forestier




Christopher Nolan signe son film le plus accompli, le plus maîtrisé. Well done.

D’enfer, le film. Images, lumière, narration, acteurs, même la mer, tout est d’enfer. La mise en scène, surtout. Avec "Dunkerque", Christopher Nolan signe son film le plus accompli, le plus maîtrisé et, certainement, le plus ramassé (1h45).

Tout commence par une poignée de soldats alliés qui se font tuer, un à un, par des snipers allemands, dans les rues de Dunkerque. Le seul survivant, Tommy, sort de la ville et arrive sur la plage. Stupéfaction : 400.000 hommes, vivants, blessés ou morts, sont là, au bord de la Manche, cernés par la Wehrmacht. Les grands bateaux ne peuvent les évacuer, faute de profondeur de fond.

L’opération Dynamo commence : alors qu’Hitler ordonne au général Gerd von Rundstedt de stopper l’attaque, les Anglais s’élancent. Barques, canots, caraques, gabares, chalutiers, avisos, cotres, tartanes, toutes les embarcations possibles sont mises à contribution. Dans une chaos de sang et un désordre de panique, les survivants embarquent vers le rivage britannique, 26 miles plus loin. "Well done", dit-on aux rescapés, en leur offrant une tasse de thé. La catastrophe de Dunkerque, du 21 mai au 4 juin 1940, se termine. La bataille d’Angleterre débute, dans l’héroïsme. La bataille de France s’achève, dans la débandade.

Christopher Nolan suit plusieurs points de vue : sur terre, celui de Tommy, simple bidasse anglais noyé dans la masse des soldats canadiens, français, belges. Dans les airs, celui des pilotes de l’Air Force, dont Farrier (Tom Hardy), totalement dépassés par l’ampleur de l’événement, qui tentent néanmoins, avec leurs trois Spitfire, de combattre l’ennemi. Et en mer, celui de Mr Dawson (Mark Rylance), un capitaine qui embarque avec son fils sur un rafiot, par sens du devoir – et qui va payer le prix fort.

Aussi, voici un officier de la Royal Navy (Kenneth Branagh), qui observe, tristement, cette déroute, ces visages marqués par la peur, ces bateaux coulés et ces hommes qui, pour certains, se terrent sous des coques retournées, ou derrière des dunes marquées par les shrapnels.

Nolan s’est inspiré des récits, des témoignages, des actualités. Il évite systématiquement les clichés des hommes-en-guerre, ne montre jamais un officier nazi ou une croix gammée, et déroule le cauchemar avec virtuosité, cette même virtuosité dont il a fait preuve dans "Memento" (2001) ou "Inception" (2010). Il a jonglé avec des genres divers : l’heroic fantasy avec sa trilogie "Dark Knight", la science-fiction avec "Interstellar" (2014), la magie avec "le Prestige", le polar avec "Insomnia" (2002). C’est un touche-à-tout surdoué, un prestidigitateur prompt à éblouir – et à régaler le box-office.

Peu de mots, mais des visions
Avec "Dunkerque", sujet déjà porté au cinéma deux fois ("Dunkerque", de Leslie Norman, avec John Mills et Richard Attenborough, 1958 ; et "Week-end à Zuydcoote" d'Henri Verneuil, avec Jean-Paul Belmondo et Catherine Spaak, 1964), Nolan perfectionne son style : les images signées par Hoyte Van Hoytema ("James Bond : 007 Spectre"), la musique de Hans Zimmer soulignent, avec ferveur, l’émotion qui se dégage de ces vies broyées, de ces vagues teintées de rouge, de ces avions virevoltants qui tirent leurs dernières rafales, de ce navire de la Croix-Rouge coulé dans le port.

Peu de mots, mais des visions. Peu de dialogues, mais des cadrages superbes. Pas de pompe, surtout. Même le discours final de Churchill, pourtant célèbre ("Nous nous battrons sur les plages. Nous nous battrons sur les terrains de débarquement. Nous nous battrons dans les champs et dans les rues…") est glissé, sans trémolo, dans le film : un soldat le lit, sur un ton désabusé, dans un journal. Le film se termine ainsi, sombre et poignant.

C’est du cinéma à grand spectacle, qu’on peut regarder en Imax ou en 65 mm. Autrefois, à Hollywood, on savait faire ces opéras populaires, ces aventures colossales. L’Histoire était rempaillée, revisitée avec des Allemands patibulaires, des Japs cruels et des GI valeureux. Christopher Nolan reprend le fil, mais à contre-pied : il redonne aux simples crapahuteurs leur rôle, le premier. "Dunkerque" est une belle épopée impressionniste, à hauteur d’homme. Well done.

http://tempsreel.nouvelobs.com/cinema/20170719.OBS2299/dunkerque-la-grande-histoire-a-hauteur-d-homme.html

L'Obs
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,60 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 5,80€ / 12 places : 5€
Tarif - 14ans : 4,50€