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Petit lexique d'accessibilités

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Personne à Mobilité Réduite

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Films sous-titrés en français avec sous-titres supplémentaires décrivant l'environnement sonore à l'intention des spectateurs malentendants.

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Ni juge, ni soumise
France | 2018| 1h39
Réalisation : Jean Libon, Yves Hinant
Avec :
Film en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Ni Juge ni soumise est le premier long-métrage StripTease, émission culte de la télévision belge. Pendant 3 ans les réalisateurs ont suivi à Bruxelles la juge Anne Gruwez au cours d'enquêtes criminelles, d’auditions, de visites de scènes de crime. Ce n'est pas du cinéma, c'est pire.



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Ni juge, ni soumise - la critique du film
par Claudine Levanneur




Dans l’imaginaire collectif, la justice s’apparente plutôt à une vieille dame rigide peu portée sur la plaisanterie. En installant Anne l’insoumise au cœur de leur documentaire directement inspiré de l’émission Strip tease née en Belgique dans les années 80, Jean Libon et son co-réalisateur Yves Hinant nous prouvent le contraire. Durant trois ans, ils ont suivi Anne Gruwez, (à qui avait déjà été consacré un numéro de Strip tease intitulé Madame la juge) une juge d’instruction bruxelloise à l’anti-conformisme réjouissant dotée d’un physique de bande dessinée et d’un phrasé malicieux égayé d’une incomparable pointe d’accent belge. Au volant de sa 2CV, elle arpente les rues de la capitale et tel un guide touristique, signale les lieux où se sont déroulés les faits divers tragiques dont elle a eu la charge. Puis, elle nous invite dans son bureau pour un partage sans fard de son quotidien au cœur d’une humanité tour à tour noire, drôle, grinçante ou cruelle. Si la réouverture d’une enquête non résolue depuis vingt ans tient lieu de fil rouge et présente une occasion rare d’explorer les arcanes d’un monde judiciaire habituellement fermé, ce sont bien les rencontres entre cette représentante de la loi généreuse et au caractère bien trempé et ces cabossés de la vie tantôt terrifiants, tantôt touchants qui créent la dynamique de ce documentaire atypique.

Oreille attentive et compatissante au récit d’une prostituée qui déroule sans sourciller les moindres détails de son métier, elle sait se faire pédagogue à l’écoute d’ une ubuesque histoire de consanguinité mais devient virulente face à celui qui se réfugie derrière ses traditions culturelles pour justifier des violences conjugales. Habituée à voir toutes les turpitudes de l’âme humaine se déverser dans son modeste bureau, elle conserve bon sens et franc-parler même sous l’effet des propos glaçants de la mère infanticide dévorée par la folie.

Partisans de la bonhomie irrévérencieuse, les réalisateurs osent tout et prennent un malin plaisir à mettre le doigt là où ça fait mal. Mêlant l’humour noir, l’absurde et l’humour saupoudrés tantôt de vulgarité, tantôt de poésie, ils font preuve d’ un vrai talent pour dénicher les situations tragi-comiques les plus percutantes et décrypter avec un cynisme bienveillant les méandres de nos sociétés contemporaines. Respectant scrupuleusement le cahier des charges Strip tease, ils excluent tout écrit préalable, tout commentaire, toute interview et toute musique, afin de traquer le réel dans ses moindres recoins. La caméra se fait toute petite pour ne laisser filtrer que la plus pure authenticité si dure soit-elle. Est-ce un documentaire, ou une fiction ? De l’art ou du cochon ? Ce n’est pas du cinéma....c’est pire affirment les réalisateurs. Il est vrai que cette description sans artifice de la société telle qu’elle est est parfois pire que ce que l’on peut imaginer.

https://www.avoir-alire.com/ni-juge-ni-soumise-la-critique-du-film

AvoirAlire
Ni juge, ni soumise
par Jérémie Couston




Au volant de sa 2 CV bleu pervenche, elle sillonne Bruxelles, sa ville, d’une scène de crime à l’autre. « Dans cet immeuble-là, j’ai eu une décapitation… Ici, un triple homicide. » Caustique comme Miss Marple, capable de sortir une blague dans les situations les plus éprouvantes — par exemple, lors de la découpe à la disqueuse de l’humérus d’un cadavre exhumé pour un test ADN —, Anne Gruwez aurait pu être un truculent personnage de fiction. Elle est pourtant une authentique juge d’instruction à la langue bien pendue et au cœur bien accroché, que Jean Libon et Yves Hinant, respectivement le créateur et l’un des réalisateurs du magazine belge Strip-tease, ont suivie pendant trois ans après lui avoir déjà consacré deux ­fameux épisodes télévisés.

Entre deux auditions, toutes plus fascinantes les unes que les autres tant les cas dont elle s’occupe semblent tra­giquement évoluer dans un monde ­parallèle, la magistrate enquête sur une affaire classée depuis vingt ans : deux prostituées sauvagement assas­sinées dont il s’agit de retrouver les clients, morts ou vifs, grâce au contenu d’un vieux sac-poubelle plein de préservatifs, conservé comme un Rembrandt dans les sous-sols du palais de justice de Bruxelles. A chaque instant, le sordide côtoie la misère humaine la plus noire… « C’est souvent dans l’histoire d’un crime qu’on peut voir à la loupe la société dans laquelle on patauge », tel est le credo des réalisateurs de cette ­variante belge et surréaliste du Délits flagrants de Raymond Depardon.

http://www.telerama.fr/cinema/films/ni-juge,-ni-soumise,n5186688.php

Télérama
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€