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Bravo Virtuose
Arménie | 2018| 1h30
Réalisation : Levon Minasian
Avec : Samuel Tadevosian, Maria Akhmetzyanova, Vrezj Hakobyan
Version originale (arménien) sous-titrée en français
    Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Arménie. Alik, 25 ans, musicien d’exception, membre d’un orchestre de musique classique prépare un grand concert. Tout bascule quand le mécène de l’orchestre est assassiné. Par un concours de circonstances, Alik se retrouve en possession du téléphone d’un tueur à gage nommé “Virtuose”. Il saisit cette opportunité, endosse l’identité du tueur, le temps de sauver l’orchestre de la faillite et protéger celle qu’il aime.



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« Bravo Virtuose » : de la clarinette à la gâchette
par Emmanuelle Giuliani




Pour son premier film, le réalisateur arménien Levon Minasian mêle allègrement les codes de la comédie et du polar, relevés d’une pointe de surréalisme. Un cocktail plutôt savoureux.

Syndrome classique pour une première œuvre, son créateur résiste rarement à l’envie de « tout y mettre ». Le cinéaste arménien Levon Minasian n’échappe pas à la règle. Bravo Virtuose allie avec enthousiasme et énergie bien des ingrédients narratifs et cinématographiques, assumant changements de registres et autres contrastes, au risque, parfois, de la saturation.

Voici le jeune Alik (Samuel Tadevosian au regard si doux), clarinettiste de son état au sein d’un orchestre de chambre dans l’Arménie post-soviétique. Orphelin – ses parents ont été tués en héros lors de la guerre du Haut-Karabagh – il a trouvé refuge, affection et amour de la musique classique auprès de son grand-père. Mais la vie d’artiste n’est guère de tout repos. Le mécène de l’orchestre est assassiné : adieu subsides et projets de concerts !

Un virage vers le polar
Le film pourrait prendre alors un tour social et moral, montrant comment Alik et ses camarades vont faire assaut de persévérance, de courage et d’ingéniosité pour sauver leur formation, préserver leurs rêves. Pourtant, Levon Minasian opte pour une intrigue radicalement différente. Dans la plus pure tradition des polars et films d’espionnage, notre naïf héros trouve un téléphone qui le met en relation avec les commanditaires d’un… tueur à gages au pseudonyme tout indiqué : « Virtuose ». Un monde inconnu, effrayant mais lucratif, immoral mais romanesque, s’ouvre à Alik, en dépit des mises en garde de son aïeul.

Comment le tendre musicien va-t-il pouvoir se mesurer, du haut de sa candeur, à la cruauté, la vénalité, l’absence de toute limite ? D’autant que l’amour s’en mêle, sous les traits séduisants et ambigus de Lara, victime ou manipulatrice, dangereuse certainement…

Le vice appuyé sur le crime
Franchement burlesques ou inquiétantes, les scènes se succèdent à un rythme endiablé : grâce aux images léchées, aux couleurs et lumières sophistiquées, à la confrontation entre la musique « noble », portée par le grand-père d’Alik, et la sous-culture commerciale, le cinéaste invente un monde paradoxal, déstabilisant, où le spectateur perd pied en toute sympathie avec le personnage principal. Quelques tableaux sont saisissants, telle cette réplique dévoyée de la Cène réunissant de détestables apôtres du crime et du clinquant conjugués. Les chaudes sonorités de la clarinette (c’est l’excellent Philippe Berrod qui interprète la partition de Michel Petrossian) rappellent toutefois que, malgré le vice et la corruption, l’humanité ne renonce pas aisément à faire entendre sa voix.

https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Bravo-Virtuose-clarinette-gachette-2018-02-14-1200913777

La Croix
Bravo Virtuose : La critique
par Isabelle Arnaud




Bravo virtuose est un excellent film franco-suisse-arménien parlant de musique classique et d’amour et les mélangeant avec une pointe de thriller. En savoir plus sur

En Arménie, un jeune homme, clarinettiste soliste, essaye de monter un concert de musique classique en hommage à ses parents décédés pendant la guerre pour lesquels son grand-père a composé un concerto. Mais de gros problèmes de financement, dans un pays n’appréciant pas la musique classique, l’empêche de voir ce rêve se concrétiser. Jusqu’à ce qu’un concours de circonstances le fasse confondre avec un tueur à gages. En savoir plus sur

Le très beau film de Levon Minasian décrit sans concession une société arménienne moderne, tout en y ajoutant une touche de poésie s’attachant aux pas du jeune homme, héros de l’histoire. Car ce dernier, généreux et non-violent, se retrouve confronté à des choix délicats, alors que le sort semblant s’acharner sur lui, joue d’étranges tours, souvent en sa faveur.

L’histoire d’amour est aussi très bien traitée et s’éloigne de la romance habituelle, réservant des surprises, dont une fin laissant à réfléchir. Le récit lorgne parfois vers un insolite conte de fées moderne dans lequel les méchants sont éliminés, et le virtuose, nom de code du tueur à gages, félicité.

La distribution est très bonne, le rôle principal en tête. Ce dernier est tenu par le jeune Samvel Tadevosian qui campe un musicien au grand cœur avec beaucoup de talent. Vrezj Hakobyan est superbe en grand-père aimant et Maria Akhmetzyanova formidable en jeune fille "émo" à la personnalité troublante.

La musique de Tigran Hamsayan et Michel Petrossian est très bonne et accompagne superbement le long métrage, jusqu’à la fin d’un générique très agréable à écouter.

Levon Minasian met en scène des passages vraiment intéressants et aux visuels travaillés. La photographie très attirante de Mko Malkhasyan y apporte des éclairages parfois oniriques et donne quelques scènes d’une grande beauté visuelle.

Bravo virtuose est un film au charme certain. Une très bonne surprise et une agréable découverte, véritable moment de cinéma. La poésie baignant la belle photographie de l’œuvre, l’interprétation des comédiens, la musique plaisante et l’histoire intelligente et émouvante en font un long métrage à ne pas rater. Amusant et surprenant, touchant et inventif visuellement, ce virtuose mérite vraiment nos bravos.
Étonnant et différent.

https://www.unificationfrance.com/article51705.html

Unification France
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€