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The Magdalene Sisters
GB | 2002| 1h59
Réalisation : Peter Mullan
Avec : Anne-Marie Duff, Dorothy Duffy, Geraldine McEwan, Nora-Jane Noone, Eileen Walsh
Version originale (anglais) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
En Irlande, dans le comté de Dublin, en 1964.
Lors d'un mariage, Margaret est violée par son cousin. La honte s'abat sur toute la famille. Au petit matin, le curé de la paroisse vient chercher Margaret.
Bernadette est pensionnaire dans un orphelinat. En grandissant, devenue jolie, elle suscite la convoitise des jeunes gens du quartier. Considérant que sa nature et son caractère la destinent au pire, la direction de l'orphelinat la confie alors à l'unique institution susceptible de la maintenir dans le droit chemin.
Rose, qui n'est pas mariée, vient de donner naissance à un petit garçon. Séparée de son bébé, elle est emmenée au couvent des soeurs de Marie-Madeleine.
Les trois jeunes femmes sont immédiatement confrontées à Soeur Bridget, qui dirige l'établissement et leur explique comment, par la prière et le travail, elles expieront leurs pêchés et sauveront leur âme.



Quelques anecdotes
par

Condamné par un quotidien pontifical Au moment de recevoir le Lion d'or à Venise, Peter Mullan, a déclaré que The Magdalene sisters "n'était pas dirigé contre l'Eglise". Malgré ces propos, le quotidien pontifical Osservatore Romano s'est dit indigné par le film et y a vu un brûlot anticlérical. Quant à l'Eglise, elle n'a formulé à ce jour aucune excuse ni proposé aucun dédommagement à ces femmes, qui, des années durant, ont travaillé pour son compte. 2e long métrage de Peter Mullan The Magdalene sisters constitue le deuxième long métrage de Peter Mullan en tant que réalisateur. Ce dernier avait auparavant mis en scène en 1999 Orphans, un drame primé à Venise, Barcelone et Angers.

Allocine
Inspiré de faits réels
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The Magdalene sisters s'inspire de l'histoire de milliers de femmes rejetées par leur famille et livrées à l'Eglise. Déclarées "filles perdues", incarcérées sans avoir commis de méfait, elles étaient pauvres, orphelines, victimes de viol, parfois "fille-mères". Les Magdalene homes ont été créés en Irlande au XIXe siècle. Ils doivent leur nom à Marie-Madeleine, une pécheresse devenue sainte-femme après s'être repentie aux pieds de Jésus qui la laissa les lui laver. A l'aube du XXe siècle, ces institutions sont reprises par l'Eglise, placées sous la direction des Soeurs de la Miséricorde, à la discipline de fer, et transformées en laveries. Les pensionnaires y travaillent sans rémunération dix heures par jour, sept jours sur sept, coupées du monde, lavant le linge des hôtels, des universités et autres établissements. Grâce à la puissance du clergé, ces institutions sont maintenues jusque dans les années 70. Il faudra cependant attendre 1996 pour que le dernier de ces couvents-prisons soit fermé.

Allocine
L'avis de la Presse
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Le Parisien - Pierre Vavasseur Les interprètes de ces trois damnées de la terre sont bouleversantes de simplicité. Et comment ne pas succomber à la tentation : tordre le cou à soeur Bridget, alias Géraldine McEwan ? Voilà ce qu'on appelle un film inoubliable. Libération - Didier Péron Au-delà de ces enjeux antireligieux, le film décrit la mysoginie structurante d'une société patriarcale dont les modèles de sujétion ont trouvé de nouvelles formes d'efficacité, souterraines, mais que l'on perçoit scène après scène. Les actrices, touts sensationnelles, sont litéralement portées par la flamme féministe traversant le film de part en part. Première - Olivier de Bruyn La mise en scène, sèche et précise, enregistre impassiblement l'effroi et tire le meilleur parti de comédiennes aussi méconnues qu'excellentes. Monsieur Cinéma - Olivier-Pierre Salvano Peter Mullan fait mieux que transformer l'essai prometteur d'ORPHANS. Son second film est une oeuvre sobre mais choc, qui nous bouscule grâce à un récit d'une rare noirceur. Il est dit dans le film qu'"aucun péché mortel ne justifie ce lieu". Cette histoire, elle, méritait bien le Lion d'Or à Venise. Les Echos - Annie Coppermann Attention, danger ! De ce film aussi sobre qu'intense, de cette fiction nourrie d'une réalité avérée, on a du mal à sortir indemne. (...) Rude, sans doute, ce film choc, qui a provoqué l'ire du Vatican, offre une bonne base de réflexion sur les débordements que l'intégrisme, quelles que soient les religions ou les sociétés qui le prônent ou même le tolèrent, peut encore engendrer... Le Point - Olivier De Bruyn Sobrement intense, "The Magdalene Sisters", justement récompensé par un lion d'or au dernier Festival de Venise, échappe aux pièges redoutables du film à thèse. Si la fiction dénonce une certaine réalité de l'Irlande moderne (le dernier couvent-prison a fermé ses portes en... 1996), Peter Mullan fait avant tout oeuvre de cinéaste. Studio - Michel Rebichon Loin du mélodrame édifiant, Peter Mullan filme comme un documentaire, avec talent et pudeur, cette effroyable histoire. Objectif Cinéma - Lydie Ferran The Magdalene sisters, de facture assez classique dans sa mise en scène mais qui ne cède jamais à la facilité ni à l'académisme - pas d'apitoiement, de mélo mais une observation, un filmage toujours précis, rigoureux et sensible des lieux, faits et comportements - marque au plus profond car il nous tend un monstrueux miroir et nous rappelle combien fragiles et précieux sont la Liberté humaine et son combat, surtout quand celui-ci se décline au féminin. Ciné Live - Laurent Dijan Témoignant des atrocités vécues par les femmes illégalement internées dans des couvents irlandais dans les années 60, un film cinglant, déchirant et interprété avec une force peu commune. Les Inrockuptibles - Amélie Dubois Dans les limites de ce registre, on note la grande qualité du jeu des actrices, avec une mention particulière pour soeur Bridget (Geraldine McEwan), folle furieuse de premier ordre, mais on se cogne rapidement aux murs de ce régime fictionnel utilisé comme support dénonciateur d'une réalité choquante et inadmissible (ces couvents étaient très répandus en Irlande et ont fait des milliers de victimes jusqu'à récemment).

Allocine
Critique de Sophie Lecerf
par

Lion d'or à Venise. A travers trois destins particuliers, l'histoire de milliers de femmes irlandaises livrées à des institutions religieuses peu scrupuleuses. Edifiant. Margaret est violée par son cousin lors d'un mariage. Rose donne naissance à un petit garçon alors qu'elle n'est pas mariée. Bernadette attire les regards des garçons du quartier. Déclarées "filles perdues" et rejetées par leur famille, elles sont conduites, contre leur gré, au couvent des soeurs de Marie-Madeleine, où par la prière et le travail, elles pourront racheter leur âme et expier leurs péchés. A travers leur histoire, The Magdalene Sisters raconte celles de milliers de femmes irlandaises, qui, sans avoir commis de crime, furent livrées à l'Eglise et condamnées à la réclusion et à l'esclavage dans des couvents transformés en laveries. Du début du XXe siècle jusqu'en 1996, date à laquelle ferma le dernier "Magdalene Home", l'Etat irlandais approuva l'Eglise, et la société bigote et hypocrite souscrivit silencieusement à cette pénitence salvatrice. Peter Mullan, acteur-réalisateur écossais, a écrit le scénario de The Magdalene Sisters, son deuxième long métrage, après avoir vu Sex in A Cold Climate, le documentaire poignant que Channel Four a consacré à ces jeunes femmes. Il a choisi de situer son récit dans les environs de Dublin, en 1964, à une époque où les femmes découvraient la liberté dans la plupart des sociétés occidentales. Nourri de nombreux témoignages de victimes, il s'est concentré sur leur évolution psychologique face à l'injustice et à l'enfermement. Il en ressort de beaux portraits. Alors que plane sur leurs têtes l'ombre des trente mille femmes mortes dans ces couvents, les héroïnes de Peter Mullan oscillent entre espoir et résignation, révolte et abnégation. En ce sens, le personnage le plus remarquable est sans doute celui de la pétillante Bernadette, qui devient un être renfermé et douloureux, avant de retrouver la lumière. La réussite du film tient également à la distribution. Outre les trois rôles principaux, il faut souligner la performance de Eileen Wash, vulnérable Crispina que la douleur conduira à la folie, et de Geraldine McEwan qui compose une soeur Bridget tout en contradictions. La mise en scène de Peter Mullan est efficace. Il exploite à propos les contrastes de lumière et de couleur entre l'intérieur terne et gris du couvent et l'extérieur baigné de soleil. Les trois premières scènes, réduites essentiellement aux images et à la musique, sont éblouissantes de maîtrise. Pourtant The Magdalene Sisters est sobre, trop sobre peut-être. Après la réaction scandalisée du Vatican lors des premières projections, on s'attendait à un brûlot féroce contre l'Eglise. Or, Peter Mullan, même s'il dénonce dans son film l'horreur de ces couvents, ne parvient pas vraiment à susciter notre indignation. Est-ce parce qu'il tend à épargner l'Eglise, en ne la mettant jamais directement en cause et en distinguant implicitement les vilaines soeurs et les prêtres vicieux de l'institution elle-même ? Ou bien parce que le film, construit autour de la longue, mais victorieuse, quête de liberté des trois protagonistes, finit par nous laisser penser que ces femmes étaient en mesure de choisir leur destin ? A une époque où le cinéma règle ses comptes avec l'Eglise, on imaginait un réquisitoire plus virulent de la part d'un des interprètes fétiches de Ken Loach. Si The Magdalene Sisters n'est pas un film politique, il n'en reste pas moins un portrait de femmes saisissant et une performance d'actrices remarquable.

Avoi-alire.com
5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€