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Les Lundis au soleil (Los Lunes al sol)
Espagne | 2003| 1h53
Réalisation : Fernando Leon de Aranoa
Avec : Javier Bardem, Serge Riaboukine, Luis Tosar, Jose Angel Egido
Version originale (espagnol) sous-titrée en français
    Pour connaitre les accessibilités en fauteuil,
    cliquez sur le lien vers la grille horaire dans la colonne de gauche
    rubrique 'INFORMATIONS'
Dans une ville industrielle du nord de l'Espagne, un groupe d'hommes se retrouve dans un bar pour se remmorer quelques bons souvenirs et faire part de leurs aspirations.

Sinopsis
Una ciudad al norte, costera, dividida por una ra de aguas verdes y oleaginosas. Muchos hombres y mujeres dejaron atrs el campo o el mar para ir a trabajar a las fbricas, a las refineras, al astillero. Pero despus lleg la reconversin industrial. El bar de Rico. En l se renen un grupo de amigos, conversan en las horas muertas, se juegan sus esperanzas en la mquina. En el bar se mezclan los recuerdos y los proyectos, se comparten las frustraciones y las esperanzas. Como un fantasma, el cierre del astillero planea sobre ellos. En su calendario todos los das son festivos, pero en todos hay motivo para la desesperacin. Esta es la historia de los que viven la vida en domingo, de los que pasan los lunes al sol. Y parado significa estar sin empleo. Pero en algunos pases de latinoamerica, parado tambin significa de pie.



L'avis de la Presse
par

Libration - Edouard Waintrop Quand on a racont tout ceci, on n'a rien dit des Lundis au soleil. Rien, par exemple, du tissu d'anecdotes qui rend ce film passionnant pratiquement de bout en bout; rien de la sympathie qui nous colle aux basques de ses personnages, principaux comme secondaires, tel Serguei, copain des trois paums, ouvrier russe qui balade sur ses paules les dsillusions de deux mondes, le capitaliste et le communiste. Figaroscope - Marie-Nolle Tranchant Une posie amre et une nergie salubre animent ce beau film domin par l'intensit magnifique de Javier Bardem. Aden - Philippe Piazzo Il y a, derrire le portrait de groupe, une vraie critique sociale, un peu la faon du Franais Gudiguian - une envie de dire fort, avec colre mais sans se laisser emporter par elle, le dgot d'une socit qui ne les respecte plus en ne respectant plus leur travail. Les Inrockuptibles - Vincent Ostria Un film social sympatoche, qui dame le pion Loach et largit la gamme du cinma espagnol. Tlrama - Pierre Murat Fernando Len de Aranoa peint des gens dj terre, dont certains tentent de se relever. On peut prfrer les premiers, tre plus bouleverss par les seconds. Qu'importe : le combat est le mme. Le Monde - Thomas Sotinel Au bout du compte, Les Lundis au soleil triomphe de ces accs de faiblesse passagers, port par la force de conviction du metteur en scne et des acteurs. Studio - Michel Rebichon Une chronique sur le chmage et la solidarit qui fait chaud au coeur. Premire - Nicolas Schaller Humaniste avant tout, jouant sur les non-dits, Fernando De Aranoa fait natre le discours social par le biais de ses personnages. A l'instar de Ken Loach, le militantisme en moins. Cin Live - Sandra Benedetti Une immersion douloureuse dans le quotidien de cinq chmeurs bourrus, lis par une amiti en forme de boue de sauvetage. Sombre mais attachant.

allocine.fr
La critique de LIBERATION
par Louis Guichard

es Lundis au soleil de Fernando Leon de Aranoa sont le meilleur film espagnol depuis Parle avec elle de Pedro Almodovar. Comme son compatriote, Leon a retrouv les qualits d'un cinma populaire. L s'arrte la comparaison : quand le Manchego Almodovar recre le mlo flamboyant, Fernando Leon, espoir (34 ans) du cinma ibrique, retrouve les recettes d'un cinma raliste, qui parle des problmes de tous les jours avec humour et motion. Lino, Jos et Santa. Le film commence sous une pluie de boulons et de grenades lacrymognes. Images documentaires qui nous viennent des annes 90, des bagarres opposant ouvriers et policiers Vigo, un port de la Galice, au nord de la pninsule, quand ont ferm les chantiers navals. Ce n'est qu'aprs ce gnrique muscl que nous retrouverons le soleil et juste en dessous, trois anciens ouvriers, chmeurs. Trois parmi des milliers d'autres. Ils prennent le ferry le lundi matin pour aller chercher du travail en ville. Il y a Lino, qui se croit trop vieux pour dcrocher un nouveau job et fera tout pour faire croire qu'il est plus jeune ; et Jos, qui a du mal vivre aux cts d'une pouse devenue la personne active du couple. Et enfin il y a Santa, la grande gueule qui doit rpondre devant la justice de la destruction d'un lampadaire des mois plus tt, pendant les meutes. Santa est une sorte de brute l'imagination dbordante, toujours prt donner une explication bizarrode, se faire passer pour suisse, ou connaisseur des choses mdicales. C'est aussi un tendre capable de rflchir dans une perspective plus large que celle de son destin individuel. Et de sduire dames et jeunes filles. Les trois dsemploys se retrouvent tous les jours au caf El Naval tenu par un autre ancien prolo de la construction navale. Un de ceux qui ont prfr prendre la prime quand il tait encore temps. Au Naval, le trio retrouve deux piliers de bar, Amador et Reina. Ensemble, ils parlent de la vie, s'engueulent, se trouvent des combines, rvent, tranent, assistent des matchs de foot, font des petits boulots. Et ont parfois des grands coups de blues. Quand on a racont tout ceci, on n'a rien dit des Lundis au soleil. Rien, par exemple, du tissu d'anecdotes qui rend ce film passionnant pratiquement de bout en bout; rien de la sympathie qui nous colle aux basques de ses personnages, principaux comme secondaires, tel Serguei, copain des trois paums, ouvrier russe qui balade sur ses paules les dsillusions de deux mondes, le capitaliste et le communiste. Aznarphobie. On n'a pas dit grand-chose non plus de la qualit extraordinaire d'une distribution domine par Javier Bardem et une actrice mouvante et peu connue en France, Nieve de Medina. Des quatre acteurs principaux du film, elle est la seule ne pas avoir obtenu de goya (l'quivalent du csar), une injustice. On n'a rien dit enfin de la faon dont les Lundis au soleil coursent la ralit sans oublier, jamais, qu'il est avant tout du cinma. On rit beaucoup devant ce film trs sombre. Pas tonnant que le public espagnol, sevr de films drles qui ne soient pas totalement idiots, priv de cinma qui attrape un peu du rel, ait fait un triomphe (deux millions d'entres) ces Lundis au soleil. Pas tonnant non plus que la profession atteinte soudain d'une Aznarphobie galopante (la mare noire en Galice et le soutien Bush ont fait dborder le vase) l'ait plbiscit pendant la crmonie des Goyas l

liberation.fr
La critique de TELERAMA
par Pierre Murat

Une fiction de combat qui a emball l'Espagne. On les a trahis, flous, exclus. Le chantier naval a ferm, il y a cinq ans, les laissant la rue ou dans les bars. Amador y a chou et s'y est noy. Contrairement Lino qui, chaque semaine, met son beau costume, prend le ferry et se rend la ville pour des entretiens d'embauche, mme si l'annonce est destine des moins de 35 ans. Le plus rvolt reste Santa, qui Javier Bardem prte sa silhouette lourde, sa prsence enttante. Et cette parent secrte avec les hros du cinma italien, celui du noralisme d'aprs guerre, celui, contestataire, des annes 70. Santa conserve la rage, surtout quand, au nom de la loi, il se retrouve en procs pour avoir cass un rverbre, lors d'une grve. Non, il ne paiera pas ce rverbre, c'est une question de... mme pas de justice, mais de dignit. Voil : de dignit. Et s'il la perd, un instant, il la retrouve, aussitt, par un dfi aussi drisoire que le premier. Triomphe en Espagne (il a mme clips Parle avec elle d'Almodvar, lors des Goyas espagnols, l'quivalent de nos Csars), le film est la fois simple et sensible. Un rien convenu, par moments : une fois les personnages prsents (trs bien), on devine peu prs le destin de chacun, et rien ne vient dcevoir notre attente. Paradoxalement, le ralisateur vite la scne mivre, le moment "tire-larmes", le sentimentalisme dgoulinant. Parfois on regrette que ce ne soit pas plus souvent , il ose l'humour : pour quelques euros, Santa, qui remplace une baby-sitter partie danser, en profite pour inviter ses potes dans une villa qui leur fait mesurer un luxe qu'ils ne connatront jamais. Avant tout, Les Lundis au soleil est un film de combat. Il dnonce ces licenciements cruels, tragiques, qui plongent les tres dans le dnuement et le dsespoir. Or, pour le ralisateur et Santa, son porte-parole, il est vident que l'individu, seul, ne vaincra jamais ni les "temps modernes", hier dnoncs par Chaplin, ni les ravages de la mondialisation actuelle, avec son cortge de dlocalisations, de fermetures et de rductions de personnel au nom de la rentabilit. L'union peut ne pas vaincre, mais reste une force. La seule. "Santa, dit le ralisateur, rappelle aux autres la seule chose qu'ils aient : l'appartenance une classe sociale et un groupe, leur seule boue de sauvetage." Il n'est pas loin de Ken Loach, en fait. Mais Loach peint gnralement des battants, perdus d'avance, certes, mais qui continuent avancer, franchir des obstacles, jusqu' ce que la socit les fasse chuter. Fernando Len de Aranoa peint des gens dj terre, dont certains tentent de se relever. On peut prfrer les premiers, tre plus bouleverss par les seconds. Qu'importe : le combat est le mme. Pierre Murat

telerama.fr
En espagnol : Paru dans la presse espagnole
par DAVID SANZ

PREMIOS DE LA ACADEMIA DEL CINE ESPAOL xito rotundo de 'Los lunes al sol' en una ceremonia de los Goya repleta de alusiones pacifistas La pelcula de Fernando Len acapara cinco Goyas, entre ellos los ms prestigiosos Fernando Len levanta una pegatina con el lema 'No a la guerra' tras recibir un Goya. (B. Cordn) A D E M A S Del Castillo cree una 'equivocacin' que los Goya se conviertan 'en algo distinto a lo que debe ser' Militancia antibelicista y bostezos Las mejores imgenes de la ceremonia Valore a los protagonistas de la gala Especial: Goya 2003 Volver a cine > MADRID.- 'Los lunes al sol' fue la gran triunfadora de la noche del cine espaol en la que las voces contra la guerra se han levantado ms alto que los propios premios. La pelcula dirigida por Fernado Len ha recibido cinco Goyas, entre ellos mejor pelcula, mejor director y mejor actor protagonista para Javier Bardem. 'Hable con ella' slo consigui el galardn a la mejor msica original. La Academia espaola ha vuelto a respaldar la pelcula seleccionada para optar a la nominacin en los Oscar como mejor filme extranjero para acallar a los que haban dudado de sus posibilidades. Los Goya a mejor pelcula, mejor director y mejor actor protagonista impulsan de nuevo la candidatura de la cinta de Fernando Len. La coleccin de premios de 'Los lunes al sol' se completa con los conseguidos por Luis Tosar y Jos ngel Egido, a la mejor interpretacin de reparto y revelacin, respectivamente. El gran ausente de la noche fue adems el gran derrotado. Pedro Almodvar no acudi a la ceremonia de entrega y su pelcula 'Hable con ella', que ha cosechado importantes premios internacionales, entre ellos el Globo de Oro al mejor filme extranjero, no tuvo igual xito en la noche de los Goya. Estaba nominada en siete categoras, pero slo obtuvo el premio a la mejor msica original. Por contra, la Academia s quiso reconcer la calidad de otra pelcula que estaba nominada en las categoras importantes, pero que permaneca eclipsada por las favoritas. 'En la ciudad sin lmites' recibi el Goya al mejor guin original y Geraldine Chaplin fue premiada como mejor actriz de reparto por su papel en esta emotiva cinta dirigida por Antonio Hernndez. Tambin fue reconocido el trabajo de Mercedes Sampietro, quien recibi el Goya a la mejor actriz protagonista por su interpretacin en 'Lugares comunes'. Esta pelcula obtuvo adems el premio al mejor guin adaptado. La pelcula de Fernado Trueba 'El embrujo de Sanghai' recibi los premios de mejor direccin artstica, mejor diseo de vestuario y mejor maquillaje y peluquera. 'Historia de un beso' de Jos Luis Garci que optaba a siete Goyas, se fue de vaco. Clamor contra la guerra La gala transcurri en un ambiente reivindicativo. Ya desde el inicio la presidenta de la Academia, Marisa Paredes, pronunci un discurso que adelantaba lo que ms tarde se convertira en una constante: "No hay que tener miedo a la cultura ni al entretenimiento.Hay que tener miedo a la guerra". Entre los asistentes se repartieron pegatinas con la frase "No a la guerra". Casi todos los premiados subieron el lema al escenario pegado en su traje y muchos hicieron de su discurso de agradecimiento un alegato por la paz en Irak y la solidaridad en Galicia. Uno de los actores premiados Luis Tosar consigui aunar las dos luchas en un furioso alegato: "Quiero decirle a ese seor bajito que si quiere petrleo no hay que ir a Irak, slo hay que ir a Galicia a recogerlo". Entre los ms reivindicativos tambin se situaron Javier Bardem y Fernando Len, quien tras recibir el Goya a la mejor pelcula levant con rotundidad la pegatina en la que se mostraba el rechazo a la guerra. Una de las intervenciones ms emotivas fue la de 'Lolita' que tras ser reconocida como mejor actriz revelacin por su trabajo en 'Rencor' rompi a llorar en el escenario cuando le dedic el premio a su familia. Pero sin duda, el momento ms emotivo de la noche se vivi cuando Manuel Alexandre reciba con los ojos emocionados el Goya de Honor por el trabajo de toda su carrera. "Os voy a hacer una confesin: llevo en mi corazn un deseo, que desaparezca de todos los diccionarios la palabra guerra", declar entre aplausos el entraable actor que ha participado en ms de 300 pelculas a lo largo de su vida.


5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnement 6 places : 6€ / 12 places : 5,25€
Tarif - 14ans : 4,50€