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Lilya 4-ever
Danemark - Suède | 2003| 1h49
Réalisation : Lukas Moodysson
Avec : Oksana Akinshina, Artiom Bogucharskij, Pavel Ponomarev
Version originale (danois) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Lilya, seize ans, vit dans une banlieue triste, quelque part en ex-Union Soviétique. Elle rêve d'une vie meilleure. Sa mère vient de partir aux Etats-Unis avec son compagnon. Lilya espère les rejoindre, mais ne reçoit ni nouvelles, ni argent.
Son seul ami est un garçon de onze ans, Volodya. Ils traînent ensemble dans les rues et s'inventent des histoires pour que la vie soit plus belle.
Mais un jour, Lilya tombe amoureuse d'Andrei, qui lui demande de le suivre en Suède pour commencer une nouvelle vie à deux.


Anecdotes
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Triomphe aux Oscars suédois Au cours de la 38e édition des Guldbagge, équivalent de nos César, Lilya 4-ever a remporté cinq trophées dans les catégories : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario, Meilleure actrice et Meilleure photographie. Présenté à Venise Lilya 4-ever a été sélectionné dans la section "Contre-courant" de la 59ème Mostra de Venise en 2002. Lilya 4-ever vu par son réalisateur Lukas Moodysson définit Lilya 4-ever de la manière suivante : "C'est un film sur l'envie de partir et de tout quitter. Un film sur l'abandon. Un film sur les gens riches qui pensent que tout s'achète et sur les pauvres qui doivent vendre tout ce qu'ils ont. Un film sur ce qui se passe loin de chez nous ou tout près de chez moi (...), un film sur le découragement, sur la mort, sur une amitié éternelle, sur une flamme qui refuse de s'éteindre." Le choix des comédiens Lukas Moodysson a rencontré près de mille enfants pour les deux rôles principaux, à Moscou, Saint-Petersbourg et Tallinn, avant de choisir Oksana Akinshina et Artiom Bogucharskij. Des analogies avec Fucking Amal Comme pour Fucking Amal, le premier long métrage de Lukas Moodysson, les personnages principaux de Lilya 4-ever sont des adolescents. D'autres similitudes sont présentes dans les deux films, le réalisateur s'explique : "Il y a le même souci de continuité dans mes films. Je ne les imagine pas comme des oeuvres séparées : je les écris, j'évolue avec eux et ils s'inscrivent dans une suite logique. Certains thèmes abordés dans l'un sont développés dans le suivant. On retrouve aussi certains décors ou encore certaines situations d'un film à l'autre. Comme le pont au-dessus de l'autoroute dans Lilya 4-ever, qui évoque celui d'une scène de Fucking Amal." L'importance de la musique La musique occupe une place centrale dans le film. Lukas Moodysson confie : "J'aime être attentif aux sons et à la musique des lieux où l'on tourne. C'est ainsi que j'ai choisi le groupe Rammstein dont on trouve le nom tagué sur les murs des grandes villes de l'Est. C'est une musique qui en dit long sur le caractère destructeur mais aussi sur l'énergie et la force des gens de là-bas." Les lieux de tournage Lilya 4-ever a principalement été tourné dans une cité HLM, près de Tallinn, en Estonie, dans le quartier russophone de Paldiski, non loin d'une base de sous-marins soviétiques abandonnée.

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Le réalisateur
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Réalisateur, Producteur exécutif, Scénariste suédois Né(e) le 17 Janvier 1969 à Malmö (Suède) Lukas Moodysson se fait remarquer avec quelques courts métrages tournés dans sa Suède natale. Le réalisateur passe au format long en 1998 avec Fucking Amal centré sur les turpitudes sentimentales de deux adolescentes et récompensé au Festival Berlin en 1999. Nouvelle moisson de festivals et de récompenses un an plus tard avec Together (Tillsammans) consacré cette vie aux communautés hippies de la Suède des années 70. Producteur de la comédie dramatique Jalla! Jalla! de son compatriote Josef Fares en 2000, Lukas Moodysson est sélectionné pour le Festival de Venise en 2002 pour Lilja 4-ever.

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L'avis "positif" de la Presse
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Monsieur Cinéma - Benjamin Braddock Interprétée par l'extraordinaire Oksana Akinshina, cette Lilya marquera nos mémoires pour toujours. Le Monde - Thomas Sotinel Par ce biais d'une fiction pleinement assumée, du dessin appuyé d'un motif presque impossible à voir au naturel, Lukas Moodyson offre au regard ce que l'on ne veut pas voir, servi par une interprète d'une telle justesse qu'on pourrait presque croire qu'elle est ce personnage, enfant au beau visage buté aspirée par l'argent de l'autre côté d'un mur nouveau qui s'est élevé sur le tracé de l'ancien. Objectif Cinéma - Romain Le Vern Grand petit film sur les laissés-pour-compte, Lilya-4-ever n'est rien de moins qu'un méchant coup de poing dont on se remet mal et qui traîne longtemps dans la tête. Salutaire. Ciné Live - Laurent Dijan De quoi faire passer Ken Loach pour un conteur Disney. Et s'il ne mégote certes pas sur le sordide et le symbole, ce mélo trash poigne malgré tout grâce à la puissance de son sujet. Studio - Christophe D'Yvoire Moodyson sait éviter les images racoleuses et larmoyantes, tout en faisant partager l'intimité et le désespoir de cette adolescente sacrifiée.

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L'avis "négatif" de la Presse
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Les Inrockuptibles - Vincent Ostria La vulgarité des plans subjectifs, et en rafale, sur les bourgeois suédois tronchant l'adolescente, est le point de non-retour de ce film peu ragoûtant. Chronic'art - Jean-Philippe Tessé Avec une sorte de délectation hypocrite soigneusement camouflée sous l'étiquette du réalisme social, Lilya 4-ever se vautre dans le sordide sans le moindre point de vue. Et pas à côté, non, au beau milieu. Première - Christophe Narbonne Moodyson martèle son dscours avec conviction, pour ne pas dire avec manichéisme. Les Cahiers du Cinéma - Lise Bellynck Le discours politique est tristement démonstratif (...). La poésie un peu mièvre joue du misérabilisme sans subtilité.

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La critique de "Objectif Cinéma"
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Dire qu’on attendait le nouveau film de Lukas Moodysson avec impatience relève de l’euphémisme, tant cet émérite cinéaste Suédois avait su nous charmer (et même plus) avec ses deux excellentes premières fictions : Fucking Amal (l’histoire de deux ados qui tombaient amoureuses l’une de l’autre) et Together (ou comment une femme battue par son mari rejoignait une bande de hippies…). Pour autant, il ne faut pas se fier aux apparences : ce Lilya-4-ever n’a rien d’une œuvre drôle, bien au contraire. Tristement ancré dans une réalité glauque et insupportable, le film raconte le peu fabuleux destin d’une jeune femme à qui la vie ne fait pas de cadeau. Alors que Lukas Moodysson nous avait laissés sur une note très optimiste avec la dernière scène de Together où, sur fond de ABBA, tous les personnages jouaient au foot dans la neige et se prenaient dans les bras, cette fois-ci, il change clairement d’humeur. Le ton est d’ailleurs vite donné dès la première scène, lorsque Lilya, heureuse de partir aux Etats-Unis, apprend finalement que sa maman préfère partir seule avec son nouveau mec. Lorsque cette dernière part lui dire au revoir, elle ne bouge pas et reste sur son lit. Puis, d’un mouvement brusque, elle se lève, descend les escaliers à toute allure pour crier son amour. Mais il est trop tard. C’est à partir de ce moment qu’on se rend compte que la musique, omniprésente et très forte, sert à renforcer l’intensité d’une séquence. À la fois techno, dance et rock, elle traduit la puissance des sentiments qu’éprouvent les personnages à un moment précis dans le film. L’excellent travail, effectué sur le son, va également dans ce sens. Lilya-4-ever est donc un Lukas Moodysson mode déprime : le monde qu’il nous décrit est sinistre. Encore innocente et ingénue, Lylia (Oksana Akinshina, inoubliable) ne comprend pas bien le monde qu’elle affronte et ignore la perversité dont certains sont capables comme sa soi-disante meilleure amie qui n’hésitera pas à la faire passer pour une pute auprès de son père et de ses amis. Dans cet univers de lâcheté et d’horreur (les jeunes du quartier continueront de l’ennuyer à cause de cette histoire), Lilya va trouver du réconfort auprès de Volodya, un jeune gamin de dix ans, auquel elle finit par s’attacher. Secrètement amoureux d’elle, il continuera de la défendre, même lorsqu’il sera confronté au pire exemple de connerie humaine. Lui aussi abandonné par des parents qui ne l’aiment pas, il trouve refuge chez elle et devient son frère de substitution. Lylia passe son temps à attendre le grand amour - ou tout simplement, l’amour. Sa vie n’a été qu’une suite de mauvaises coïncidences. Arrogante (elle téléphone chez ceux qui l’ont trahi quand un «heureux» événement lui arrive) mais inconsciente (elle croit encore qu’il est possible d’aimer dans un monde déshumanisé), elle est pourtant la figure de toutes ses filles à qui l’on promet les beaux jours et le bonheur. En effet, le film passe en revue tout ce qui constitue la morne vie de Lylia, jusqu’à ce qu’un événement inattendu et heureux vienne bouleverser sa vie. On se met alors à espérer à un conte de fées, à la fable sociale, une amélioration dans le sort de cette pauvre fille. Mais la réalité est encore plus cruelle et abjecte qu’on ne le pense. Mieux vaut ne pas trop en dire, tant le film se vit et se passe de commentaires : tout est sur l’écran. Le film donne une image réaliste et déprimante de l’adolescence d’aujourd’hui, qui fume de la colle ou écoute de la musique très fort, pour se fermer à un monde qu’ils n’aiment pas, et qui ne les aime pas en retour. Un monde où pour trouver un peu de chaleur et d’humanité, il faut se contenter de rêver la vie des anges. C’est ce que fait Lilya, jeune fille à qui l’on fait trop de promesses non tenues, qui rêve au prince charmant et d’une vie à la Britney Spears. Grand petit film sur les laissés-pour-compte, Lilya-4-ever n’est rien de moins qu’un méchant coup de poing dont on se remet mal et qui traîne longtemps dans la tête. Salutaire.

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5 salles classées
Art & Essai
Europa Cinéma
Label Recherche
Label Découverte

p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
Tarif normal: 7,80 €
Tarif réduit: 6,80 €
Abonnements
6 places : 36€
12 places : 63€
Tarif - 14ans : 4,50€